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Tokio Hotel
Bella's Lullaby (Twilight)

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Chapitre 8 : L'exécution d'un plan et le début d'un autre

Chapitre 8 : L’exécution d’un plan et le début d’un autre

Il partit rapidement dans la salle de bain et revint torse nu avec un baggy sur les hanches. Ils se sourirent tandis qu'elle tapota le matelas pour qu'il la rejoigne. En fait, il ne comprenait pas pourquoi elle était là mais il appréciait tout de même sa présence. Ils n'avaient rien dit de l'incident de l'après-midi mais s 'étaient quand même tenu à distance l'un de l'autre alors il avait de quoi être étonné.

_ Alors, comme ça tu voulais sortir ?, reprit-il.

_ Oui, j'avais envie de me changer les idées.

_ Hum..., il avait l'air pensif.

_ C'est faux, et elle n'arrivait pas à lui mentir.

_ Quoi ?

_ Chut.


Elle se rapprocha encore de lui et effleura sa main, lui procurant un frisson et un petit recul. Il la scrutait alors elle lui sourit et continua de caresser ses doigts. Partant du tendon qui les reliait à la main, passant par les métacarpiens et terminant sur les fermes cales de guitariste qui ornaient la pointe de ses doigts. Il avait fermé les yeux sous le plaisir qu'elle lui procurait et avait ainsi baissé sa garde. Elle en profita pour lui voler un baiser, il rouvrit brutalement les yeux et tenta de la repousser mais elle anticipa son geste et l'allongea sur le lit. Elle se plaça au dessus de lui et le bloqua pour qu'il ne puisse pas la contrecarrer.

_ Tu voulais pas sortir, pas vrai ?, il ne semblait pas fâché.

_ Non, je ne voulais pas sortir.


Elle lui sourit doucement et fit glisser ses mains sur son torse imberbe, il sourit face à son initiative et l'enlaça à la taille. Elle se baissa un peu, déposa ses lèvres dans le cou du blond et fit encore plus glisser ses mains jusqu'à frôler le haut de son jean. Il frémit et la fit basculer sous lui.

_ C'est pas que je n'aime pas les filles qui prennent les initiatives mais j'aime bien en prendre aussi.

Il passa ses mains sur son ventre, remonta son haut et le fit passer par-dessus sa tête. Il admirait une fois de plus sa peau hâlée sauf que cette fois-ci il put la toucher. Il s'abaissa et frôla son ventre de ses lèvres la faisant languir, puis il s'attaqua à son cou et y passa sa langue : trouvant un de ses points sensibles quand il la sentit se tortiller sous lui. Il s'attaqua ensuite à son short et le fit glisser le long de ses jambes, ramenant ensuite sa bouche au niveau de la sienne. Elle répondit à son baiser et fit glisser ses mains le long de son dos.

Puis tout s'accéléra : ils se retrouvèrent nus, leurs corps se chauffaient et s'emboîtaient harmonieusement. Ils transpiraient tous les deux mais s'en contrefichaient parfaitement, leurs regards restaient ancrés l'un dans l'autre alors que leurs corps bougeaient en rythme. Cela s'accéléra encore, comme un film passé en vitesse accélérée, pour se terminer en apothéose. Tom retomba doucement sur Chloé : ils étaient tous les deux essoufflés et comblés. Il se retira d'elle alors qu'elle tentait encore de reprendre son souffle. Il revint et déposa un baiser sur ses lèvres tandis que ses yeux se fermaient. Il la recouvrit du drap et s'allongea à ses côtés, contemplant un peu son visage endormi avant de partir lui aussi dans le sommeil.

Il était 1:30 quand elle ouvrit les yeux, elle bougea légèrement pour se détacher de l'étreinte de Tom puis se leva et se rhabilla lentement. Elle fixait le ciel foncé qui se voyait à travers les volées non-fermés et souffla doucement. Elle aurait espéré qu'entre elle et lui ce ne soit qu'une attirance physique mais dans ses bras et sous son corps, elle avait bien senti que c'était plus que ça. Plus que ça parce qu'elle avait entièrement vibré et frissonné sous ses gestes tendres et délicats. Elle s'était complètement laissé aller au plaisir qui l'envahissait, elle s'était laissé submerger par le désir qui la consumait, elle s'était laissé piéger par son propre plan... Elle ne voulait qu'un plan cul, elle se retrouvait avec des sentiments qu'elle ne voulait pas connaître.

Elle sortit silencieusement de la chambre et retourna dans la sienne, elle se déshabilla et se laissa tomber sur son lit : lassée, lessivée, fatiguée... trouvez le mot qui vous convient parce qu'elle, elle ne le trouvait pas, elle réfléchit à 3km/h et finit par se rendormir.

9:30 : Un corps s'étirait péniblement dans un lit bien trop vide. Il ouvrit les yeux mais les refermait aussitôt, immédiatement agressé par les rayons de soleil qui perçaient à travers la vitre sans volets. Tom se redressa et prit sa tête dans sa main, encore dans le plaisir qui le consumait la veille. Il se leva en faisant la grimace et s'entortilla dans le draps en allant dans la salle de bain. Il observa son visage fatigué et les cernes qui entouraient ses yeux avant de souffler pitoyablement et d'entrer dans la douche.

Dans une autre chambre, Bill le grand androgyne se réveilla lui aussi. Sentant une certaine détresse du côté de son frère, il s'habilla en vitesse et sortit de sa chambre pour taper à celle de son frère. Celui-ci lui ouvrit après quelques secondes, la mine défaite et ses yeux dégageant une expression douloureuse. Il fit rentrer Bill puis s'assit avec lui, Tom ne parlait pas. En fait, il ne réalisait pas, pas encore du moins. Il passa ses mains sur son visage, geste qu'il avait beaucoup répété depuis son réveil.

_ J'ai couché avec Chloé.

_ Pardon ?, et Bill avait de quoi être plus que surpris.

_ Je ... hier, elle a tapé à ma porte en me disant qu'elle avait voulu sortir mais qu'on lui avait refusé et après quelques minutes ban ... elle m'a bien fait comprendre qu'elle n'était pas venue pour ça et ... je n'ai pas pu résister. Je ... je suis perdu. Comment je vais devoir agir avec elle maintenant ?

_ J'en sais rien, vois comment elle agit et fais en fonction... tu te sens comment ?

_ Mal ... trahi, si je couchais avec elle ce n'était pas pour ne pas l'avoir à mes côtés le lendemain, Tom s'allongea brutalement sur le lit.


_ Ça fait peu de temps qu'elle est avec nous et ... je suppose qu'elle a du entendre parler de la réputation qui te suivait, non ?

_ Je sais pas ... le problème c'est que cette réputation me pourrit toutes mes relations et que maintenant j'en ai marre ... je veux vraiment plus que du cul pour du cul ... j'veux pas de ça avec elle.


Il soupira et Bill comprit très bien ce que son frère vivait parce que lui, il avait beau être le romantique du groupe il n'avait pas non plus réussi à établir une relation stable avec une fille. Allait-il aider son frère ? Bien sûr. Comment ? Lui-même ne le savait pas encore, il savait juste que cette fois-ci il voulait absolument que cela marche.

De son côté, Chloé ouvrit un ½il puis un second. Sa seul pensé fut « Mon dieu ! Qu'est-ce que j'ai été conne ! » Pourquoi était-elle partis l'allumer ? Pourquoi avait-elle voulu assouvir cette pulsion qu'elle aurait pu juste ignorer et oublier ? Elle se détestait ! Elle pouvait pas se faire ça, elle ne pouvait pas faire ça au peu d'amitié qui c'était crée entre eux ! Cela l'énervait ! Elle aurait aimé pouvoir remonter le temps et effacer toute la soirée d'hier. Oui, juste remonter le temps et oublier ce moment, aussi merveilleux soit-il, qu'elle avait passé avec lui.

Toc toc toc !
Combien vous pariez que c'était Tom qui venait l'engueuler parce qu'elle ne lui avait pas laissé le temps de la foutre à la porte après qu'ils aient baisé ?

Toc toc toc !
Zut ! Elle ne voulait pas l'affronter ! Elle ne voulait pas avoir à se justifier ! Elle ne voulait pas qu'il lui pose pleins de questions pour savoir pourquoi elle était partie alors que c'était évident. Si évident pour elle !

Toc toc toc !

_ J'veux voir personne !

Un silence se fit avant qu'elle n'entende un soupir, la poignée se baissa et des pas sur le sol après que la porte se soit fermée. Elle ferma les yeux. Non, elle ne voulait pas se prendre toute sa colère en pleine face. Elle ne voulait pas, elle ne voulait pas ...

_ Chloé...

Chloé n'ouvrit pas les yeux, de toutes manières elle avait reconnu sa voix, elle l'avait tellement entendu en une semaine que même s'il murmurait elle le reconnaîtrait. Quand elle le sentis s'asseoir sur le lit, elle ouvrit doucement les yeux et avec le flou, la lumière et le fait qu'il ne soit pas maquillé elle se stupéfie à penser qu'il ressemblait vraiment à Tom. Idée stupide quand on prenait en compte le fait qu'ils soient jumeau. Elle devait faire une tête bizarre étant donné qu'il souleva les sourcils en signe d'interrogation.

_ Vous ressemblez., expliqua-t-elle.

_ On est jumeau, Chloé !, il rit.

_ Je sais mais j'y avais jamais vraiment fait attention ... jusqu'à maintenant.

_ Parce que maintenant que tu as pu le voir de très près, tu te rends compte de tous les traits de son visage.

_ Comment tu ...

_ Pourquoi tu es partie comme ça ?


_ Je pensais plutôt que se serait Tom qui me poserait cette question ... pas le frère, elle dit cela assez amèrement et Bill s'offusqua.

_ On s'en fiche de qui pose la question !

_ Pourquoi tu t'en mêles ?

_ Parce que c'est mon frère, que je l'aime et que je ne veux pas que tu lui fasses de mal.


_ Ça veux dire que je m'en fou de lui ? Si je suis partie c'est pour qu'il n'y est aucune histoire entre lui et moi. Et elle reprit alors qu'il tentait de protester. Laisse-moi finir ! Je ne veux pas lui porter plus de préjudices, à lui comme au groupe. Je ne veux pas devenir une de ces one-nights aux yeux de vos fans et je ne veux pas être la ligne de mire des journalistes. Je pense que je suis assez médiatisé, pas la peine d'en rajouter. Est-ce que ça te suffit ?

_ Je suis désolé ... pour vous, il murmura.


Elle attendait plus mais il sortit de la chambre avant qu'elle n'ait eu le temps d'atteindre la porte pour le retenir. Elle partit donc se changer les idées sous une bonne douche chaude. Elle en ressortit 20 minutes plus tard encore plus fatiguée que quand elle y était rentrée.

Toc toc toc !

_ 30 SECONDES !

La porte s'ouvrit mais elle était de dos et ne vit pas la personne qui rentrait.

_ J'ai pas 30 secondes.

Je se retourna et observa Tom avant qu'il n'ouvre la bouche.

_ Il faut qu'on parle.

_ Pour quoi faire ? On a couché ensemble ? Tant mieux ! T'as pas pu me jeter quand tu t'es réveillé ? Tant pis ! T'as la rage parce que je m'en fou de toi ? J'm'en fou, Tom ! Ouais, tu m'as bien baisé mais ça s'arrête là ! J'ai pas envie de me caser, pas envie d'être une cible pour tes fans ou groupies et j'ai pas envie de sortir avec toi. Alors on va faire comme si rien ne s'était passé, comme si on n'avait jamais atterri dans le même lit et comme si notre passion n'avait jamais été extériorisée. Sur ce, je pars m'habiller dans la salle de bain et j'espère que quand je reviendrai tu ne seras plus là !


Voilà comment en une tirade, on débitait un tas de mensonges et disait tout le contraire de ce que l'on pensait. Elle partit dans la salle de bain en claquant la porte et s'adossa à celle-ci laissant ses larmes couler librement à l'abri des regards des autres alors que de l'autre côté du morceau de bois Tom prit sa tête dans ses mains. Il soupira avant de sortir de cette chambre, il n'avait pas du tout l'intention de lui dire tout ce qu'elle pensait qu'il dirait, il n'avait pas du tout imaginé qu'elle puisse penser ça.

Il retourna dans sa chambre et s'assit lourdement sur son lit, guitare en main. Il posa juste ses mains sur le manche puis contempla quelques instants les cordes avant d'y déposer ses doigts. Il pressa d'abord la première frette de la cinquième corde et entama son morceau, un morceau qui ne figurait sur aucun album. C'était un morceau qu'il aimait jouer quand il est frustré ou triste. Chaque musicien avait son morceau adapté à chaque situation, quand Tom était triste c'était celui-ci. Quand il était heureux c'était un autre, quand il était intrigué encore un autre et ainsi de suite pour chaque sentiment différent.

Les G's étaient réunis dans la chambre de Georg, qui pour une fois était en ordre, quand un léger tap-tap les déconcentra de leur conversation. Georg se leva, surpris car il n'attendait personne et content que quelqu'un ait pensé à lui. Il ouvrit la porte et laissa entrer Benjamin, qui commença alors à faire les cent pas dans la chambre.

_ Bill n'est pas dans sa chambre et a coupé son portable. Tom est dans sa chambre, ne veux pas me voir et joue ce morceau qu'il joue quand il est triste. Chloé ... Chloé m'a carrément éjecté de sa chambre alors que je venais à peine d'apercevoir les larmes sur ses joues. Et vous ... vous me cachez quoi ?

_ Rien. Pour ma part en tout cas.

_ Rien non plus. Benjamin, déstresse ! Ça va s'arranger, tenta Gustav pour le rassurer.


Seulement ce n'étaient pas les simples paroles du batteur qui allaient le calmer. Il était ... à bout de nerfs. Entre sa fille qu'il ne connaissait pas et dont il découvrait les talents de pianiste, son guitariste qui se renfermait sur lui-même et son chanteur complètement injoignable, il était en train de péter un câble.

_ Et si tu te détendais un peu, non ?

_ Si Tom est triste ça va s'arranger, on a tous des coups de blues, tu le sais ! Bill échappe sans arrêt à la surveillance des vigiles mais réapparaît toujours sain et sauf, énuméra Gustav en réfléchissant.

_ Pour Chloé, on ne peut pas trop te dire, elle est imprévisible et ultra-sensible alors bon ...

_ J'aimerais vraiment la connaître, marmonna Benjamin.

_ Elle aussi je pense.

_ Elle essaie juste de se protéger, compléta Georg.





Chloé essayait de joindre Kate pour la énième fois et elle ne répondait toujours pas. À croire qu'elle filtrait ses appels ! La jeune fille savait qu'elle avait dit qu'elle ne la rappellerait pas mais Chloé avait besoin de parler avec quelqu'un qui l'avait connu avant qu'elle ne vienne habiter ici. Oui, elle avait besoin d'un repère antérieur à la découverte de « son père ».

I was born to tell you I love you and I am torn to do would I have to

Elle jeta un coup d'½il à son portable et décrocha après avoir vu le nom de Kate affiché sur l'écran :

_ Salut, Chloé. Je croyais que tu ne m'appellerais pas. Encore moins quand j'ai vu que tu étais la fille du grand Benjamin Ebel, célèbre manager de Tokio Hotel.

_ Je ne savais pas que tu suivais l'actualité Tokio Hotel.

_ J'ai découvert il y a pas longtemps et comme la nouvelle est sur tout les magasines : comment ne pas l'ignorer ?, répondit Kate d'une voix ironique. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

_ Parce que tu ne m'aurais pas cru et que je ne voulais pas polémiquer sur ça avec toi.

_ Pourquoi tu appelles ?

_ J'ai besoin d'aide, finit par avouer Chloé.





_ Bill t'es où ? Putain, ça fait 10 fois que je t'appelle et ça fait 10 fois que tu ne réponds pas ! Qu'est-ce que tu fous ? T'es complètement injoignable et on sait pas où t'es ! Je m'inquiète, rappelle-moi !

Tom s'assit sur le rebord de la baignoire avec encore cette boule de stress dans la gorge. Son frère n'était vraiment pas possible comme type ! Il n'arrêtait jamais de faire de conneries : toujours en train de chercher le petit truc qui ferait que tout le monde s'inquièterait, ça l'énervait !

_ Tom ?

Il cavala jusqu'à la porte de la chambre et sauta sur son « con de petit frère » qui lui avait une fois de plus crée une frayeur inconcevable.

_ Espèce de nul! Préviens quand tu pars, j'ai eu peur.

_ Désolé.


Il le serra encore un peu contre lui, c'était peut-être caricatural mais il aimait son petit frère comme sa propre vie. C'était son jumeau alors c'était normal mais cela le surprenait à chaque fois de voir à quel point il l'aimait. Tom se rappela que quand ils étaient petits leur mère ne pouvait pas les séparer plus d'une journée car sinon ils déprimaient l'un sans l'autre. Aujourd'hui, ils pouvaient se séparer une journée mais quand Bill était en France et lui en Allemagne, c'était dur sans lui. Cela serait encore plus dur sans téléphone, sans l'entendre le soir lui débiter tout ce qu'il avait fait dans la journée à une vitesse tellement rapide qu'il ne comprenait que les trois quarts.

_ Tu me lâches ?

_ Oui, pardon.

_ C'est pas grave, Bill sourit.


Tom le relâcha et l'assit à ses côtés sur le lit. Bill le regarda avant de sourire, de ce sourire qu'il lui faisait quand il apportait de bonnes nouvelles.

_ Oui ?

_ J'ai un plan, déclara le brun.





Chloé raccrocha et posa le portable sur la table de chevet quand on tapa à ma porte.

_ Entrez !

Elle attendit que la porte s'ouvrit et vit Benjamin rentrer en prenant ses précautions. Il lui jeta un regard et se força à sourire.

_ Salut. Ça va mieux que tout à l'heure ?

_ Oui, merci.

_ Ok. Il fit une longue pause avant de reprendre. Je crois qu'il faut qu'on discute.

_ De quoi ?

_ De toi et de ta mère.


Elle se figea l'espace d'un instant avant de tirer lentement les couvertures et de s'asseoir sur le lit un peu mieux fait que quand Benjamin était rentré. Il paraissait encore plus mal à l'aise mais elle ne comptait pas lui faciliter la tâche, non pas du tout.

_ Tu t'es rappelé de son visage ? De son nom, de son corps, de son prénom ?

_ Non, avoua-t-il honteux.

_ Alors pourquoi tu veux parler d'elle si tu ne sais même qui elle est ? Qui elle était ...

_ Parce que si tu m'aides un peu je suis certain de me la rappeler.

_ Je lui ressemble trait pour trait, affirma-t-elle.

_ Ça ne m'aide pas ça !


_ Alors ne compte pas sur moi ! , s'exclama-t-elle bornée. Combien de femmes as-tu mis dans ton lit sans savoir leur prénom ? Pourquoi tu n'es jamais venu quand elle était encore en vie ?

_ Je ... je ne savais même pas que tu existais ! Elle savait que j'étais ton père et pourtant jamais elle ne m'a écrit, jamais elle n'a cherché à me rencontré et jamais je n'ai su que j'étais père !

_ As-tu vraiment cherché à savoir ce qu'était devenue Melinda Chase quand elle est sortie de ton lit ?


Chloé attrapa son sac posé à l'entrée et sortit sans même lui laisser le temps de répondre, elle ne voulait pas entendre sa réponse, elle ne voulait pas écouter les mensonges qu'il tenterait de lui débiter.

Elle marchait sans chercher à comprendre où elle allait, emprunta les escaliers et finit par atterrir au sous-sol 1 : la piscine... Elle s'avança lentement et par chance celle-ci était vide de monde, il n'y avait qu'elle et l'eau de la piscine. Elle regarda dans son sac et attrapa le maillot qu'elle avait glissé dedans la veille, elle l'enfila et déposa le bagage au pied d'un transat. Là, seule debout au milieu d'une piscine vide à l'atmosphère étouffante, elle se rendit compte que l'ambiance pourrait paraître digne d'un film d'horreur aux yeux de n'importe qui. Elle était seule dans la piscine faiblement éclairée, seule comme une fille sans défense alors que personne ne savait qu'elle se trouvait ici.

Dans la chambre de Chloé, Benjamin n'avait pas bougé. Les deux mêmes mots tournaient en boucle dans sa tête : Melinda Chase. Et tous ses souvenirs avec elles remontaient à la surface : il se rappela leurs moments de détente dans le grand parc de Berlin, leurs fous rires alors qu'ils étaient allongés sur le lit de Benjamin pour regarder un film, il se rappela encore pleins de choses mais il se frappa surtout mentalement pour ne pas s'être rappelé d'elle. Melinda, jeune française de 19 ans, était venue en Allemagne pour effectuer un stage linguistique d'une durée d'un an et un jour, elle était tombée sur Benjamin au coin d'une ruelle. Ils s'étaient accrochés et en un regard ils s'étaient sourit, ils s'étaient présentés, ils s'étaient aimés. Leur idylle avait duré une année, une année durant laquelle ils étaient restés constamment ensemble, une année durant laquelle Melinda avait appris à parler allemand encore mieux que les berlinois si possible. Seulement, l'année touchait à sa fin et il devait se séparer. Le jour du départ Benjamin l'avait trouvé plus distante et plus prudente avec lui comme si elle redoutait quelque chose. Savait-elle qu'elle était enceinte à ce moment ? Sûrement. Mais cela ne l'aida pas à comprendre pourquoi elle ne lui en avait pas parlé. Il décida de s'occuper travail pour oublier les quelques soucis qui le turlupinaient et par la même occasion il laissait Chloé se calmer librement.

En parlant de Chloé, elle était toujours dans la piscine en train de nager. Elle se vidait un peu l'esprit laissant son corps flotter à la surface de l'eau miroitante. Elle ne pensait à rien, elle se concentrait juste sur chaque parcelle de peau qui rentrait en contact avec le liquide bleu. Elle se concentrait sur le clapotement qui s'abaissait ou montait sur ses épaules, sur son ventre, sur ses genoux, sur ses chevilles, sur ses pieds... Elle se laissa alors couler jusqu'à pouvoir s'accrocher au fond de la piscine, elle resta le plus longtemps possible en apnée mais finit par remonter pour remplir ses poumons d'oxygène. Sauf qu'à sa remontée à la surface certains détails anodins pour d'autres la perturbèrent voire la choquèrent. Son sac qui était au pied d'un transat avait atterrit dessus, le plongeoir ondulait alors qu'elle n'y était pas montée et une ombre s'était dessinée sur le mur Est avant de disparaître.

_ Il y a quelqu'un ?

Sa voix résonna en écho mais seul un silence lui répondit. Un silence lourd, très lourd. Elle commença quelques brasses pour sortir de la piscine quand du coin de l'½il elle aperçut l'ombre grandir sur le mur, signe qu'elle n'était vraiment plus seule...

N'avais-je pas dit que le scénario était digne d'un film d'horreur...




___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ____ ____ ____



Suite aujourd'hui parce que demain j'aurai sûrement pas le temps donc dîtes-moi ce que vous en pensez.

RTL pour celles qui me l'avaient demandé par message :
Ma rentrée c'est bien passé, je suis dans une bonne classe avec un emploi du temps assez stable mais je déteste déjà ma prof d'anglais qui me soûle d'une force pas possible ! Cependant, ma prof' d'option Anglais est vraiment géniale. J'suis vraiment fatiguée alors que finalement je fous rien et ce week-end j'pars chez ma belle-mère.

Plus de nouvelles la prochaine fois si ça intéresse toujours =). J'espère que pour vous ça se passe pas trop mal.
T'as la clickouille mania ?

# Posté le mardi 26 août 2008 14:03

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:57

Chapitre 9 : Enfin ...

Chapitre 9 : Enfin …


Chloé nagea encore un peu jusqu'à atteindre le bord et au moment où elle posait sa main sur le rebord une autre main se posa sur son poignet. Bizarrement, c'était une main qui ne lui semblait pas étrangère. Elle releva la tête et soupira de soulagement, l'espace d'un instant elle s'était imaginé qu'un dangereux psychopathe se baladait dans la piscine, comptait l'attraper et la découper en petit morceau avant de déposer le sac rempli de son corps devant la porte de son père.

_ Espèce d'idiot ! J'ai cru qu'il y avait un tueur en série dans la piscine, s'offusqua-t-elle.

_ Ban, je t'aurais protégé, alors !, riposta malicieusement Tom.


Elle émit un blocage du à sa gêne et pour la dissiper elle tira sur le bras de Tom. Il tomba alors dans la piscine, complètement habillé, et elle ne put s'empêcher de partir dans un fou rire quand elle le vit ressortir la tête de l'eau, la casquette dégoulinante et le visage totalement stupéfait. Il rit un peu avec elle avant de se rapprocher et de la serrer contre lui.

_ Tom, qu'est-ce que tu fais ?

_ Rien. Je t'empêche de couler, répondit-il innocemment.

_ De nous deux, c'est toi qui risque le plus de couler. Tu devrais au moins enlever ton baggy, il va t'entraîner au fond sinon.

_ Enlève le moi, il avait à présent un air plus que taquin sur le visage.

_ Tom, je ..., et Chloé restait mal à l'aise.

_ Tais-toi.


Il sourit légèrement et déposa un baiser sur sa joue avant de la lâcher pour détacher son baggy et le balancer (malgré le poids) sur le rebord de la piscine.

_ Le tee-shirt aussi, non ?

_ Tu crois ?

_ C'est comme toi tu veux, moi je m'en fou j'ai un maillot.


Il passa alors son tee-shirt par-dessus ses épaules et sa tête, le lançant ensuite pour qu'il rejoigne son pantalon. Par chance, il avait laissé ses chaussures à l'entrée de la piscine, il n'avait donc pas à galérer pour les enlever. Durant son déshabillage Chloé s'était éloigné pour arriver à l'autre bout de la piscine et s'asseoir sur le plongeoir. Il sortit donc de la piscine en silence et la rejoignit, admirant ses cheveux étalés autour de se son visage, ses yeux fermés et son corps parfaitement sculptés allongés sur la plaque du plongeoir. Il se pencha au dessus d'elle et au moment où leurs lèvres allaient rentrer en contact elle rouvrit les yeux.

_ Tom, qu'est-ce que tu fais ?, toujours la même question.

_ Rien, et toujours la même innocence feinte.


Il s'abaissa encore et elle resta paralysée, ne sachant pas comment réagir. D'un côté elle aurait voulu le repousser et le raisonner mais d'un autre côté elle l'aurait bien laisser l'embrasser sans faire quoique se soit. Il s'approcha encore plus et resta à quelques centimètres à peine de ses lèvres, elle reprenait peu à peu ses esprits et posa une main sur son torse pour lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas sans pour autant pour autant le repousser brusquement.

_ On ferait une connerie si on se mettait ensemble, se justifia-t-elle. Tu es célèbre, t'as une réputation de coureur de jupons, mon père c'est ton manager et ...

_ Et à chacun de tes arguments je peux trouver un contre-argument : que je sois célèbre ne m'a jamais empêché de vivre, pour ma réputation se sont les médias qui ont grossis certaines rumeur et on a du faire avec, même si ça me protège des questions indiscrètes que Bill subit. Pour ton père, on aura qu'à se cacher.


Elle resta dubitative un instant avant de combler le vide qui séparait leurs lèvres. Au départ, ce ne fut qu'une caresse furtive, leurs bouches ne faisaient que s'effleurer puis Tom entoura sa taille de ses mains, la colla à lui et elle passa ses mains autour de son cou. Il mordilla sa lèvre inférieure et tira doucement dessus la faisant se cambrer un peu plus contre lui. Il sourit dans le baiser avant que tous les deux ne décident de pousser un peu plus dans le charnel de cette étreinte buccale. Leurs langues se croisaient et se découvraient, ils exploraient chacun la bouche de l'autre : l'humidité d'une langue, la rugosité d'un palet ou encore la chatouille des dents sur une langue.

Et pour mettre fin au baiser, Chloé ne trouva rien de mieux que de retourner Tom et de les faire tous les deux tomber dans l'eau, étant auparavant sur la planche du plongeoir ils se retrouvèrent tous les deux dans l'eau : Chloé où comment briser un moment romantique dans toute sa splendeur ! Ils ressortirent la tête de l'eau quelques secondes plus tard : elle, morte de rire devant la tête ahuris qu'il tirait et lui, s'étouffant car il avait bu la tasse !

_ Chloé !

Elle ne répondit pas toujours prise dans son fou rire et ne s'arrêta que lorsqu'elle sentit des mains autour de sa taille. Elle releva la tête et tombe une fois de plus dans le regard de Tom, un regard qui cette fois-ci se faisait troublant et plus insistant que les autres fois. Il la colla une fois de plus contre lui et sourit mystérieusement ... encore.

Ses lèvres retrouvèrent leur chemin vers la bouche de Chloé et se la refirent siennes. Elle ne tenta pas de le repousser et le laissa entièrement faire, le laissant même l'entraîner sous l'eau pour un baiser aquatique. Ils partagèrent mutuellement leur souffle et bourrèrent leur baiser de passion, une passion qu'ils libéraient avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle ne puisse plus être contrôlée. Ils remontèrent à la surface quand ils ne purent vraiment plus rester sous l'eau et ce fut essoufflés qu'ils continuèrent de se regarder. Chloé s'accrocha au cou de Tom et le laissa la porter sans rien faire pour l'aider, ce qui n'était pas du goût de Tom qui finit par l'envoyer dans l'eau. Elle en ressortit la tête et éclata de rire, s'en suivit une bataille d'eau magistrale.


[...]


Ils sortirent tous les deux de la piscine, se tenant à une distance assez respectable l'un de l'autre. Ils avaient beaucoup discuté et avaient décidé de se toucher le moins possible en public, et donc de ne pas s'embrasser. Il fallait qu'ils cachent leur relation, qu'ils la cachent pour pouvoir rester ensemble. Après leur discussion, ils avaient compris que Benjamin ne les laisserait jamais se mettre ensemble autant pour protéger Chloé que pour sauvegarder le groupe, alors ils se cacheraient.

Ils rentrèrent dans l'ascenseur et Tom la plaqua presque immédiatement contre la paroi de
celui-ci avant de lui voler un baiser. C'était un échange fiévreux et fougueux, un échange que Tom était content de contrôler. Un léger ding sonore se fit entendre avant que les portes ne s'ouvrent et qu'ils ne se détachent rapidement. Elle rigola légèrement et ils sortirent tous les deux, ignorant les regards offusqués du vieux couple qui rentrait dans la cage de fer.


[...]


Ce soir, c'était toujours les mini-vacances pour le groupe et le staff, c'était la dernière soirée et ils avaient décidé de sortir en boîte. Ce serait, comme à l'habitude, une boîte de nuit branchée avec son carré V.I.P et pour Chloé qui ne connaissait pas Berlin c'était un peu comme un baptême de l'air sauf qu'il s'agissait d'une sortie en ville. C'était Benjamin qui leur avait annoncé la nouvelle alors qu'ils étaient tous réunis dans sa chambre. Cela avait plu à tout le monde sauf à Tom qui avait râlé quelques instants avant de s'éclipser dans sa chambre. Personne n'avait compris pour quoi, à part son frère et pour une fois, Chloé qui se doutait de la cause du changement d'humeur de Tom. Si on y réfléchissait bien, en boîte tous les corps se chauffent, se draguent et finissent parfois la soirée dans un lit à faire des choses qui ne plairaient pas trop à papa/maman Aurait-il peur qu'elle fasse des bêtises ?

Alors qu'il leur restait la soirée pour se préparer et que tous les autres s'attelaient à cette tâche ou vaquaient à leurs occupations, Chloé sortit discrètement de sa chambre pour taper à celle de Tom et mettre certaines choses au clair : sa jalousie, par exemple. Il ouvrit la porte, un baggy sur les hanches et une serviette sur la nuque. Il sourit, légèrement surpris mais s'attendant quand même à sa visite, puis la laissa rentrer dans la chambre vérifiant qu'il n'y ait personne dans le couloir.

_ Je t'ai tant manqué ?

_ Hum ... nan, sa voix se faisant joueuse devant le mensonge.


Il se figea et elle sourit timidement avant de lui poser sa question ... la question. Il s'assit à côté d'elle et lui expliqua qu'il ne savait pas s'il pourrait supporter de la voir danser toute la soirée alors que lui aussi devrait danser pour continuer de faire tourner la machine médiatique. Elle essaya de le rassurer mais elle savait bien que la soirée ne serait pas facile à vivre autant pour elle que pour lui.

Ils s'embrassèrent un court instant avant que Chloé ne décide de partir pour elle aussi se préparer. Seulement, au moment où elle passait la porte, elle se retrouva nez à nez avec Bill.

_ Qu'est-ce que tu fais là ?, s'étonna celui-ci.

_ Je parlais avec Tom.

_ Tu lui parlais de quoi ?

_ De musique.


Elle s'esquiva rapidement laissant Bill rentrer dans la chambre de son frère. Chloé se précipita rentre dans sa chambre après avoir sortie cet autre mensonge à Bill alors que pourtant elle l'appréciait beaucoup mais s'il devait savoir que Tom et elle était ensemble se serait de la bouche de Tom qu'il l'apprendrait... pas de la sienne.

Elle se dirigea vers sa valise et en sortit une robe kaki clair avec une ceinture de coquillage en dessous de la poitrine, elle combine celle-ci avec un legging métallisé dans le ton lui-aussi kaki et attrapa des bottines à talons marrons. N'étant pas très grande les talons lui permettraient de faire plus que sa taille. Elle partit dans la salle de bain et attrapa son fer à boucles pour onduler ses cheveux, un léger rouge à lèvres ocre, de l'eye-liner, des créoles discrètes et elle était prête rapidement. Elle aimait vraiment beaucoup cette robe parce que c'était une robe que sa mère lui avait offert pour ses 17 ans... « l'année dernière« pensa-t-elle lugubrement. Elle avait l'impression que cela remontait à des millénaires cette période où elles étaient ensemble pour faire les magasins ou manger une glace sur les plages de Marseille. Seulement si elle y pensait maintenant elle allait se gâcher la soirée, elle décida alors d'aller taper à la porte de Gustav pour discuter un peu avec lui avant que l'ils ne partent, de toutes manières il était toujours près avant l'heure et elle savait qu'elle ne le dérangerait pas.


[...]


Il était minuit quand ils arrivèrent devant l'entrée de la boîte, une foule compact faisait la queue et ils passèrent devant, leur grillant carrément la politesse. Elle s'avouait être vraiment gênée de commettre cette impolitesse mais les autres y paraissaient habitués, autant pour le groupe que pour les gens qui faisaient la queue. Devant son incrédulité, Benjamin lui expliqua comme si cela était une évidence qu'étant donné la réputation de la boîte, des stars passaient tout le temps devant les gens, alors ils s'y étaient habitués.

Ils arrivèrent devant le vigile qui leur sourit avant de les laisser rentrer. Ils pénétrèrent rapidement dans la chaleur étouffante de la salle avant de monter tout aussi rapidement à l'étage V.I.P. Là, elle resta étonnée devant la merveilleuse vue qu'offrait l'étage puis retira sa veste marron qui dehors lui tenait chaud mais qui ici lui donnait plus l'impression d'être dans un sauna qu'autre chose.

Un serveur débarqua et prit leurs commandes, elle bloqua quand vint son tour avant d'opter pour une vodka pomme. « Son père » grimaça mais se tut, se rappelant sûrement leur dispute de l'après-midi. Leurs boissons arrivèrent rapidement et furent déposées devant chacun d'eux. Bill sirota lentement sa bière alors que Tom regardait vaguement la piste et les gens qui y dansaient. Elle glissa discrètement sa main sous la table et la posa près de son genoux avant de la resserrer autour de celui-ci. Il détourna le regard de la foule en bas et la regarda tristement avant de s'intéresser à son verre.

_ On peut descendre ?, questionna Georg, impatient.

_ Allez-y si vous voulez mais ... pas de bêtises, d'accord ?, concéda Benjamin.

_ Pas de problèmes.


Georg et Tom descendirent en bas et se retrouvèrent presque immédiatement entourés de filles toutes moins habillées et plus blondes les unes que les autres. Tom en prit une après l'avoir jugé un instant du regard et ils partirent danser au milieu de la piste, gardant ses mains tout de même à la limite du correct, sans la dépasser. Georg prit lui aussi une blonde mais dansa plus collé-serré que Tom et ses mains à lui furent placés beaucoup plus bas que celles de Tom. Chloé les observait danser quelques instants avant se reconcentrer sur Benjamin et Bill quand ceux-ci entamèrent une conversation.

_ Tu trouves pas que Tom est plus sage en ce moment. D'habitude, il serait déjà en train de bouffer la bouche de la blonde et de la peloter sans complexe, s'exclamait l'aîné de façon intriguée.

_ Je crois qu'il est juste préoccupé... rien de bien exceptionnel !

_ Hum ... Il ne semblait pas emballer de sortir non plus !, il était plutôt songeur cette fois-ci.

_ On est juste fatigué, Benji' ! Pas de quoi en faire tout un drame !

_ Si tu le dis.


Il se leva et partit discuter avec Tobi et Saki tandis que Bill scrutait Chloé avec un regard remplis de sous-entendus.

_ Je vous ai sauvé la mise une fois et même si Tom est mon frère, je ne compte pas le faire toutes les 30 secondes !

_ Je ne vois pas de quoi tu parles !, une fois de plus elle fit l'innocente.

_ Bien sûr !


Il sourit malicieusement, la mettant un peu plus sur les nerfs, et s'en alla danser alors que Tom remontait avec sa blonde collée aux basques. Il paraissait gêné mais elle comprit que c'était une chose qu'il devait faire habituellement quand elle vit le sourire crispé de Gustav. Elle détourna le regard pour ne pas arracher les extentions de la pouffiasses mais elle manqua de perdre son contrôle quand celle-ci lui adressa la parole.

_ Oh , Chloé ! Les médias parlent de plus en plus de toi, c'est un plaisir de te rencontrer ! Tom ? On s'assoit ?

_ Oui oui.

_ Salut, marmonna Chloé comme réponse.

_ Je peux m'asseoir sur toi, Tom ?, la blondasse avait une voix horriblement aigue.


Erk, retenez-lui de faire un meurtre, pitié ! Chloé sourit de façon pétasse et descendit sur la piste de danse. Elle observa un instant les corps en ébullition qui s'y collaient avant qu'un type brun aux yeux bleus ne l'accoste.

_ Salut, tu danses ?

Elle leva les yeux à l'étage et tomba sur le regard jaloux de Tom. Allait-elle accepter la demande ou la refuser ?




___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___



Coucou, suite en ligne. J'espère que pour ça va parce que moi je dois avouer que c'est pas vraiment la forme, pas du tout même mais bon ... Sinon, je voulais vous dire que durant 2/3 mois, je n'aurais peut-être plus accès aussi souvent à internet en raison de problèmes familiaux qui m'ont poussé à inverser la garde de mes parents. J'en suis vraiment désolé mais je n'ai malheureusement plus le choix. Si vous voulez plus de détails, vous pouvez le demander, j'y répondrai.
Bisous à toutes. Fiona.

handbaleuse85 : les 2 Gus s'en doute ou pas? ==> non pas pour le moment =)

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 09:30

Modifié le vendredi 13 février 2009 12:32

Chapitre 10 : Entre discussion et défis

Chapitre 10 : Entre discussion et défis
_ Non. Désolé, j'allais juste au bar.

_ Ok, bonne soirée.


Il partit et elle se dirigea donc au bar, histoire de confirmer son mensonge. Elle commanda une tequila et remonta à l'étage sous le regard reconnaissant de Tom et celui assez étonné de Gustav.

_ Tu devrais aller danser. Les moments comme ça sont rares, tu sais ? Qu'est-ce qui ne va pas ?, s'inquiéta le blondinet.

Elle observa quelques infimes instants la fille assise sur Tom deux canapés plus loin et se reconcentra sur Gustav.

_ J'aime pas c'te pouffiasse.

_ Je l'aime pas non plus ... mais si Tom a décidé de se la taper c'est son choix et on ne pourra rien y faire, affirma Gustav.

_ On parit combien que j'arrive à détourner son attention ?

_ 100 euros parce que t'as aucune chance, il rit.

_ Et que tu as de l'argent à perdre.


Ils rigolèrent un peu puis elle se releva encore une fois et se dirigea vers Tom d'un pas sexy. Elle s'arrêta devant lui et « Cassandra » alors que celle-ci comptait passer ses mains sous son tee-shirt.

_ Tom, tu te rappelles que la dernière fois t'as dit que je dansais mal ?

_ Heu ... oui, tenta-t-il complètement perdu.

_ Laisse-moi te prouver que t'as tord.


Elle lui tendit la main et il l'attrapa avec un sourire avant de se lever et de laisser « Cassandra » seule sur le canapé. Ils descendirent main dans la main sur la piste et après un sourire échangé, ils commencèrent à danser. Le morceau était assez rythmique et poussait à rester collé et honnêtement, elle s'en fichait : danser n'était pas un crime à ce qu'elle savait.

_ Bien trouvé comme excuse !

_ J'aimais pas du tout « Cassandra », confessa-t-elle.

_ Je la trouve sexy, moi !

_ Plus sexy que moi ?, répliqua-t-elle en faisant mine d'être vexée.

_ Non, pas plus sexy que toi, il répondit en un sourire.


Elle sourit et déposa sa tête dans son cou, leurs corps bougeant toujours lascivement. Ils dansèrent elle ne sut combien de temps et peu à peu la musique s'adoucit, ainsi le rythme ralentit laissant place aux slows.

_ Tu ne crois pas qu'on devrait s'éloigner maintenant que c'est les slows.

_ Peut-être mais j'en n'ai pas envie !, murmura-t-il la tête dans ses cheveux avant de la regarder. T'es belle, tu le sais ça ?

_ Merci. T'es pas mal dans ton genre.


Elle éclata de rire et il la suivit dans son délire qui n'avait pourtant rien de drôle. C'était juste cette alchimie entre nous qui opérait. Le genre de sensation qui vous obligeait à sourire et à voir le monde sous son meilleur jour ! C'était ce qu'elle ressentait lorsqu'elle était avec lui. Il resserra son étreinte sur elle et glissa ses mains un peu plus bas dans son dos sans pour autant descendre trop bas, et de toutes manières s'il le faisait il s'en prendrait une, les laissant posées sur la cambrure de mon dos.

_ Les descend pas trop bas ou tu t'en prendras une !

Il rigola un peu avant de répliquer d'une manière qui la fit on ne put plus rougir.


C'était la fin de la soirée et le début d'une autre journée, il rentrèrent tous à l'hôtel, tous épuisés ou bourrés ... au choix. Bill tanguant ne restait debout que parce que Saki le soutenait et Georg n'était pas dans un meilleur état, s'appuyant sur Benjamin. Gustav, lui, était peut-être le plus sobre de tous, il était juste d'humeur joyeuse. Pour Tom et Chloé, c'était autre chose : il avait sa main posée sur la bretelle de sa robe et elle avait sa main dans la poche arrière de son baggy, le tout sous le regard noir de Benjamin.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et tout ce petit monde en sortit, Bill éclata de rire sans que l'on sache pour quoi et Georg le suivit dans son rire d'ivrogne. Chloé sourit légèrement et plongea un peu plus sa main dans la poche de Tom alors que celui-ci faisait carrément tomber sa bretelle de son épaule.

_ Tom, lève tes sales pattes de ma fille !, s'exclama Benjamin sans pouvoir se retenir plus longtemps.

_ Putain, mais laisse-moi vivre à la fin !, se révolta Chloé.

_ Il va juste te sauter et rien de plus !

_ Et alors ? Je t'emmerde !


Il voulut ajouter quelque chose mais Chloé ne l'écoutait déjà plus et attirait Tom dans sa chambre, tant pis pour leurs bonnes résolutions de se cacher, elle voulait juste vivre une relation normale avec un type qu'elle appréciait beaucoup. Elle lui murmura un « Embrasse-moi » suave avant qu'ils ne rentrent dans sa chambre et espérait bien faire enrager un plus son « père ». Tom s'exécuta mais il sentit alors un bras le pousser violemment contre le mur.

_ Je t'avais dit de ne pas la toucher Tom ! À quoi tu joues avec elle ?, Benjamin était à présent hors de lui.

_ C'est peut-être la seule fille avec qui je ne joues pas alors laisse-moi tranquille !

_ Si tu rentres dans sa chambre, ne m'adresse même plus la parole !

_ Et toi si tu continues ton chantage n'espère même pas en savoir plus sur moi !, affirma Chloé en se mêlant à la conversation.

_ Je veux juste te protéger, se justifia Benjamin.

_ Et est-ce que pendant mon adolescence tu étais présent pour me protéger ?, contre-attaqua Chloé.

_ Tu sais très bien que ...


_ Répond !

_ Non.

_ Crois-tu que tu mérites d'être appelé « papa » ?


Mais seul le silence lui répondit.

_ Bien, alors n'agit pas comme un père quand tu n'en mérites même pas le rôle. N'agit pas comme un père quand tu ne sais rien de moi et de ce que maman et moi on a pu vivre !

_ Han, ça me fait penser que mon père est aussi un connard !, on entendit la voix de Bill s'exclamait avant qu'il ne parte de nouveau dans un rire solitaire.

_ Mais putain on va pas avoir cette conversation des millions de fois ! Tire un trait sur ça, merde à la fin !, Benjamin était vraiment à bout sur ce coup-là.

_ Je te hais.


Et sans plus attendre Chloé rentra dans sa chambre et les laissa seuls devant sa porte. Il était vrai que pour les autres cela devait être chiant d'entendre les mêmes arguments tout le temps mais elle avait vraiment été blessée par cette absence. Pour ceux qui avaient toujours vécu avec leur père, la conscience de ce manque ou de cette absence n'existait pas mais pour Chloé qui n'avait jamais eu de présence masculine c'était presque comme une honte ou un handicape que l'on cachait. Personne ne pourrait comprendre son enfance et son adolescence. Personne ne pourrait comprendre sa gêne quand les profs distribuaient leurs fiches de renseignements et qu'elle était obligée de rayer toutes les mentions qui comportaient le mot « père ». Personne ne pourrait comprendre sa tristesse à l'idée que quand elle serait rentrer chez elle le soir, il n'y aurait personne d'autre que sa mère pour l'accueillir. Comprenez-vous qu'elle ait été blessé ? Qu'elle ait été vexé de devoir voir sa mère comme un coup d'un soir ou une fille facile, sa mère qu'elle vénérait presque ? Oui, cela l'avait vraiment blessé et marqué.

Elle balança sa veste sur le canapé et partit dans la salle de bain se démaquiller, laissant couler librement ses larmes car elle en avait plus que marre. Elle laissa tomber sa robe au sol et décida de prendre une douche pour se détendre. Elle finit donc de se déshabiller et prit sa douche sans se douter de la conversation qui se déroulait entre Benjamin et Tom dans la chambre de celui-ci, les autres étant partit se coucher.

_ Tu crois qu'elle me déteste vraiment ?, s'inquiétait Benjamin.

_ Je sais pas. Elle ne me parle pas de toi.

_ Hum, tu préfères la mettre dans ton lit plutôt que de lui parler, dit le plus vieux amèrement.

_ C'est arrivé une fois et je ne voulais même pas qu'on en arrive là, c'est elle qui est venue me voir.

_ Tu ne voulais pas ? Tu va me faire croire que quoi ? Qu'elle t'a forcé peut-être ?

_ Mais non ! Je ne voulais pas qu'elle le fasse sans sentiments, c'est tout !, murmura Tom la voix remplie de Tom.


_ Pourquoi tu te préoccupes tant de ses sentiments ?

_ Parce que je l'aime, s'était sortit comme un cri du c½ur qu'on ne peut retenir.


Sa voix s'éteignit et il se laissa tomber sur son lit, plongeant son visage dans ses mains. Au début, il ne ressentait qu'une vague attirance pour elle mais au plus il l'avait regardé, au plus il avait eu envie de la connaître et de la toucher. Il s'était sentit aimanté par le charme qu'elle dégageait et au fur et à mesure il avait comprit, avec l'aide de Bill, qu'il était tombé amoureux de Chloé. Inutile de préciser qu'il avait d'abord été déboussolé car ce sentiment amoureux il ne l'avait connu que très rarement et toutes ces relations amoureuses avaient été soldées par des échecs. Il avait peur de cette relation, il avait peur de ne pas s'avoir la gérer alors si en plus Benjamin se mettait au milieu ils ne s'en sortiraient pas !

_ T'es sérieux ?, questionna se dernier, incrédule que son guitariste soit aussi épris de sa fille.

_ Oui.



[...]


Le jour s'était à présent complètement levé et alors que la majorité des personnes vivant dans Berlin se réveillaient, nos quatre garçons ainsi que Chloé dormaient encore d'un sommeil profond, épuisés par leur soirée mouvementée. Cependant alors que les jeunes se rassuraient dans leurs rêves, Benjamin cogitait encore dans sa chambre. Lui, il n'avait pas dormit de toute la nuit cherchant une solution au problème Tom/Chloé. Ce n'était pas un tyran alors il ne voulait pas les séparer mais d'un autre côté ils devraient faire très attention aux médias et il savait très bien que cette situation là tuerait leur couple.

La solution qu'il avait trouvé ? Qu'à la prochaine interview où on leur demandait s'ils étaient célibataires se soit Tom qui réponde et explique sa situation avec Chloé sans pour autant mentionner son nom et les détails de leur relation. Dans un premier temps, les médias s'affoleraient, creuseraient le sujet et Tom et Chloé devraient encore plus faire attention. Ensuite, se seraient les fans qui allaient s'affoler ou être contentes peut-être et ce serait à ce moment là, environ une semaine après l'annonce, qu'ils devraient avouer publiquement leur relation. Le soleil était maintenant bien haut dans le ciel et il se décida enfin à se coucher, abandonnant ses suppositions et ses problèmes quand les bras de Morphée vinrent lui donner une douce étreinte.


[...]


14:30. Chloé n'avait dormit que huit heures et il lui manquait au moins trois bonnes heures pour être d'attaque. Seulement, elle n'arrivait plus à se rendormir et décida alors de se préparer, n'ayant pas la main légère sur l'anti-cerne. Elle enfila des vêtements au hasard vérifiant tout de même que l'ensemble se coordonnait et descendit au salon pour jouer encore un peu de piano avant qu'ils ne repartent pour la tournée.

Elle sourit au serveur qui finalement s'était habitué à la voir près du piano puis s'installa près du tabouret. La chanson lui vint tout naturellement et elle utilisa alors le micro posé sur le socle qu'elle n'avait pas voulu utiliser les fois précédentes. Elle chanta une chanson de Lafee, une chanson qui prenait tout son sens quand on vivait ce qu'elle, elle vivait : Wo Bist Du (Mama).


Le morceau commença par une intro de piano puis sa voix raisonna dans le micro et les paroles la transpercèrent.

Je me sens froide et vide
Tu me manques tellement
Ta chaleur n'est pas ici
Maman tu n'es pas là, près de moi
Pourquoi m'as-tu laissé seule ?
Ses larmes sont pour toi.

Sa voix tremblait et ses doigts appuyaient plus fort sur les touches rendant le son encore plus puissant et l'intensité du morceau s'en ressentit encore plus.

Maman où es-tu maintenant ?
Maman, pourquoi n'es-tu pas
Près de moi, Maman où es-tu
Dis-moi que tout vas bien
J'ai si mal m'entends-tu ?
Maman où es-tu ?

Elle ne s'en rendait qu'à présent mais l'absence de sa mère lui manquait, l'absence de sa confidente lui manquait. On ne se rendait compte de ce que l'on avait qu'une fois qu'on l'avait perdu : c'était tellement vrai. Bien sûr qu'elle avait conscience d'avoir une mère géniale mais elle ne lui avait jamais dit, elle ne lui avait jamais dit qu'elle l'aimait.

Je cherche ta main tous les jours
Que je trouvais toujours autrefois
Maintenant elle est loin et me laisse seule.
Maman où es-tu maintenant ?
Maman pourquoi n'es-tu pas près de moi ?
Où es-tu maintenant ?
Maman, dis-moi juste pourquoi ?
J'ai si mal, m'entends-tu ?

Elle se sentait seule, elle se sentait perdue et abandonnée. Elle avait beau tendre la main personne n'était là pour la lui attraper, personne n'était là pour voir sa tristesse démesurée et qu'elle mettait tant d'énergie à si bien cacher. Elle se sentait comme étrangère de son propre corps et voulait seulement que quelqu'un l'aide.

Maman où es-tu ?
S'il te plaît dis-moi si c'est de ma faute
Si tu ne peux plus me tenir dans tes bras.
Où es-tu maintenant ?
Maman pourquoi n'es-tu pas près de moi ?
Où es-tu maintenant ?
Maman dis-moi juste pourquoi ?

Elle se sentait coupable, coupable de ne pas lui avoir dit ô combien elle l'aimait et ô combien elle lui manquait lorsqu'elles étaient éloignées. Maintenant elle avait des regrets, ce n'était qu'une petite fille abandonnée qui recherchait des repères et des visages familiers. Elle devait vivre avec un père qu'elle aurait voulu connaître mais qu'elle s'empêchait de connaître en ressassant une ranc½ur qu'elle n'aurait pas du connaître.

Maman, Maman, Maman où es-tu ?

Ce n'était qu'une petite fille perdue qui cherchait un repère à défaut d'une mère.
La chanson se termina et Chloé ne cherche plus à cacher ses larmes, elle avait assez caché sa tristesse et elle était épuisée de devoir la cacher. Les dernières notes raisonnèrent encore dans la pièce alors que les rares clients prenant leur petit-déjeuner étaient bouleversés par la chanson et l'interprétation qui en avait été faite.

Chloé s'apprêtait à se lever pour peut-être prendre son petit-déjeuner, ou remonter dans sa chambre et maquiller ses larmes, quand une main se posa sur son épaule. Elle ne chercha même plus à savoir de qui il s'agissait car elle s'était habituée à cette présence quand elle allait mal. Elle se retourne et tomba sur le regard de Tom, un air triste et pourtant compréhensif empreint sur son visage, il la prit alors dans ses bras et la serra fort contre lui. Il voulait vraiment lui prouver qu'il était là pour elle et qu'elle pouvait lui en parler quand elle allait mal.

Elle ne se laissa pas aller complètement dans ses bras mais pleura quand même contre lui et c'était là un grand pas qu'elle effectuait. Elle était assez pudique sur ses sentiments alors ne pas cacher sa tristesse face à l'homme qu'elle pensait aimer relevait de l'exploit pour elle. Elle se blottit contre son torse et agrippa son tee-shirt, ne faisant plus attention au fait que les journalistes s'agglutinaient de plus en plus sur les vitres non teintées de la salle, journalistes ne ratant pas une miette de la scène qu'ils considéraient comme un spectacle ou comme un scoop, Katarina était même aux premières loges.


____________________________



Voili voilà pour ce chapitre et désolé à celles (presque toutes en fait !) qui voulaient que Chloé accepte la danse avec l'inconnu, je ne l'ai pas fait accepter parce que je trouvais justement que c'était trop prévisible et que ça aurait été en parfait saccord avec le caracre de Clo' !

S
ur ce, bonne semaine à vous. J'essaierai de poster le week-end prochain mais rien n'est r car la prochain chapitre n'est pas bouclé et que je ne sais me pas ce qui va s'y passer =)

B
isous.



Petit défi : Pourquoi pas 50 com's sur cette article ?
Petite précision par rapport au morceau : dans le texte j'ai enlevé certaines paroles pour que ça colle mieux à la situation de Chloé.




EDIT EDIT EDIT !

J'avais dit qu'il y aurait peut-être une suite pour le week-end passé mais j'ai malheureusement pommé ma clé usb et pas eu le temps de finir la suite pour cause de déménagement. Je m'en excuse mais j'essaie d'y travailler =)
Bisous à toutes

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 09:43

Modifié le vendredi 13 février 2009 12:44

MP3 : Musique de Film / Jeux interdits (2008)

Musique de Film / Jeux interdits (2008)

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  • Titre : Jeux interdits
  • Album : Musique de Film
  • Année : 2008

# Posté le samedi 27 septembre 2008 12:14

Modifié le samedi 27 septembre 2008 12:35

Chapitre 11 : Quand la santé part en vrille et les sentiments ne dérivent plus

Chapitre 11 : Quand la santé part en vrille et les sentiments ne dérivent plus
Elle se dégagea de l'étreinte de Tom et essuya ses larmes du revers de la main alors que Tom emprisonnait son visage et enlevait le reste de ses larmes à l'aide de ses pouces.

_ ça va mieux ?, demanda-t-il.

_ Hum ... merci.

_ Belle chanson.


Elle ne répondit que par un sourire timide avant qu'il ne relâche son visage et qu'ils remarquent la foule de journalistes agglutinés contre les vitres pour prendre les meilleurs photos. Elle émit un rire léger avant de parler :

_ Ils font vraiment pitié !, sans une once de compassion pour eux.

_ C'est leur métier.

_ Je n'aime pas les journalistes, encore moins la journaliste qui m'a interviewé la dernière fois.

_ Elle est avec les autres ?, questionna-t-il.

_ Ouais, c'est celle qui a le tailleur bleu nuit.


Tom chercha un instant la personne du regard puis éclata de rire quand il aperçut Katarina. Chloé se vexa mais partit aussi dans un fou rire incontrôlable quand Tom lui raconta que c'était une journaliste qu'ils avaient l'habitude de côtoyer, qui s'amusait sans arrêt à les questionner sur leur situation amoureuse et qui draguait Tom dès qu'elle en avait l'occasion.

_ Alors j'aime encore moins c'te femme, elle plaisanta un peu.

_ On le prend ce petit-déjeuner ?, demanda-t-il après un léger rire supplémentaire.

_ Allez !


Ils partirent s'asseoir à une table libre, vite rejoints par Gustav.

_ Bien dormit ?

_ Assez et toi ?

_ Aussi mais un peu mal à la tête quand même !

_ C'est ça de boire quand on ne tient pas l'alcool !, se moqua-t-elle.


Il fit mine de se renfrogner avant de lâcher un faible sourire et ce fut dans la bonne humeur matinale qu'ils continuèrent de déjeuner. Une heure plus tard, ils s'apprêtaient à remonter mais Benjamin apparemment furax débarqua dans le hall un journal à la main et entraîna Tom et Chloé dans un salon privé.

Il faisait les cents pas autour du canapé marmonnant des paroles incompréhensibles, le journal toujours étroitement serré dans sa main. Au final, après un regard discret échangé avec Tom, Chloé se décida à sortir le manager de ses pensées :

_ Bon, qu'est-ce qui se passe ?

_ Il se passe ... ça !


Il lui jeta carrément le journal à la figure avant de se laisser tomber dans un fauteuil de cuir. Chloé n'avait même pas besoin d'ouvrir le magasine, une photo représentant elle et Tom enlacés occupait la majeur partie de la page avec en dessous un titre on ne pouvait plus tape à l'½il : « Tom Kaulitz ne serait-il plus célibataire ? »

Bon dieu ! Elle ouvrit directement la page où l'article occupait finalement une double page argumentée de photos. Chloé complètement affolée se mit donc à lire à voix haute, ne manquant pas de marcher en rond pour tenter tant bien que mal de se détendre.

"C'est hier soir dans une boîte très hupé de Berlin où le groupe a l'habitude de passer quelques soirées qu'un rapprochement s'est effectué entre Chloé, la fille du manager, et Tom le fameux guitariste très charismatique de Tokio Hotel. En effet, l'ambiance était au slow quand les deux jeunes ont débarqué sur la piste de danse, s'enlaçant doucement comme tous les couples présents sur la pistes. Une réelle complicité semblait opérer entre eux mais cela n'a pas empêché Tom d'essayer de faire glisser ses mains le long du corps de la demoiselle. Nous avons donc pu voir Chloé les lui remonter tout en souriant. Puis, quelques minutes plus tard, la musique a brusquement changé et s'est inscrit dans un registre beaucoup plus « hot » auquel les deux se sont très vite adaptés. Cependant, le fait que Tom et Chloé ne se soient pas embrassé de toutes la soirée pourrait nous induire en erreur.
Une affaire à suivre de très près et que je ne manquerai pas de surveiller.

Pour mes lecteurs, Katarina."

_ Putain mais elle ne me lâchera jamais c'te grognasse !?!, s'emporta Chloé.

_ Là n'est pas la question ! Vous voulez dire quoi ?, interrogea Benjamin.

_ Dans tous les cas, ça se saura un jour ou l'autre. Alors bon ..., commence Tom d'un air indécis.

_ Et ban, moi je ne la laisserais pas faire.


Ce fut donc le journal à la main et le sang bouillant dans ses veines sous l'effet de la colère, que Chloé sortit du salon privé pour se diriger dans le hall. Et dès son apparition dans l'entrée, les flash-photos démarrèrent de plus bel l'aveuglant presque. Elle ne tenta même pas un sourire et passa la porte du bâtiment en jetant le magasine au sol, choquant les journalistes par une attitude calme et pourtant révoltée.

_ Ceci est ma vie privée, ... ou pas, étalée dans un magasine people sans interview et paroles véridiques ! Que les journaux sérieux fassent des interview plutôt que de calomnier des âneries! Cela salît plus la réputation du journal que la mienne car je n'ai rien à me reprocher. Sur ce, bonne journée à tous !

Elle rentra dans l'hôtel, les laissant dehors avec leurs visages perturbés et leurs pensées hasardeuses, n'ayant pas le moindre petit scoop à rapporter à leur journal. Cependant, elle leur avait très bien dit qu'une interview était nécessaire, à eux de savoir saisir l'occasion...

Chloé remonta lentement dans sa chambre et ne s'étonna même pas d'y trouver Tom, après tout ils étaient bien ensemble, non ? Un mince sourire s'empara d'elle et il la prit dans ses bras pour la rassurer. Lui, il y était habitué à toute cette pression médiatique et cette surveillance constante que la presse exerçait sur lui mais elle ce n'était qu'une jeune fille tranquille qui n'avait jamais demandé à être connu alors il pouvait très bien comprendre que tout cela la bouleversait.

Elle se laissa lentement aller dans ses bras, accrochant ses mains à son tee-shirt et les serrant dans son dos. Car même si elle ne voulait pas se l'avouer totalement, elle avait incroyablement besoin de lui et elle ne se l'expliquait pas. Au début, elle avait juste tenté de se prouver que le feeling qu'elle avait avec lui n'était que physique sauf que maintenant elle s'était très bien rendu compte que même en si peu de temps des sentiments s'étaient installés.

Il était trop tôt pour dire que c'était l'amour fou entre eux et que jamais ils ne se sépareraient, et si elle disait cela se serait mentir et se croire dans des livres à l'eau de rose. Non, non, elle ne pensait pas ça, elle savait juste qu'elle appréciait beaucoup Tom et que dans ses bras elle oubliait les quelques problèmes qui la tracassaient... mais les sentiments évolueraient bien assez vite.

[...]3 Semaines plus tard[...]

Le concert venait de finir, ils étaient tous crevés et pourtant le guitariste s'impatientait déjà de retrouver la fille qu'il aimait et qui était restée à l'hôtel car elle était fatiguée. Cette fille, vous vous en doutez bien, c'était Chloé. Depuis 3 semaines, la situation n'avait pas trop changé en fait : les médias étaient toujours en ébullition pour savoir la vérité sur leur couple et eux essayaient tant bien que mal de vivre leur relation normalement tout en niant le fait qu'ils soient en couple dans toutes les interviews qu'ils pouvaient donner ensemble.

Tom sortit de scène et tendit sa guitare à un des gars du staff qui la prit pour rapidement la ranger. Il partit ensuite dans les loges et prit une douche en attendant que les autres soient près, enfin c'était surtout Bill qui était lent à cause de la fatigue qu'il devait encaisser suite au concert. Finalement, une heure plus tard ils prirent tous les 4 le van qui les ramenait à l'hôtel. Alors que Bill luttait pour ne pas s'endormir et briser son cycle de sommeil, Georg lui était déjà parti dans le sommeil, Gustav toujours de la musique avec lui tapotait lacement un rythme de batterie qui défilait dans son i-pod et Tom, Tom rêvassait à ces trois dernières semaines.

Rien d'extraordinaire pour toute personne qui pouvait avoir une vie normale et qui tous les matins se levait pour aller en cours ou prendre le métro et partir travailler. Rien d'extraordinaire il en convenait mais pour lui c'était son petit trésor. Lui, cela faisait presque cinq ans qu'à cause de la célébrité il n'avait pas ressentit le bonheur de vivre. En cinq ans, il avait oublié : l'odeur du pain grillé le matin, les douces caresses sur une peau, le plaisir de rester des heures au téléphone et bien d'autres encore. Il avait réussi à ne plus savourer des petits moment comme ça et, c'était très bête à dire mais pourtant vrai, Chloé lui avait un peu ouvert les yeux sur ces choses-là.

En trois semaines, elle lui avait communiqué un peu du bonheur qu'elle ressentait quand elle lisait. Elle lui avait fait comprendre que lire n'était pas une corvée comme on le lui avait fait croire au collège. Elle lui avait montré que des feuilles et de l'encre pouvaient faire ressentir autant d'émotions qu'une vraie histoire et que les auteurs qu'il s'était forcé à lire pendant deux ou trois ans sans y parvenir n'étaient pas si barbant que cela, que si au lieu de lui dire «Tu liras ça parce que c'est cet auteur et qu'il est connu» un prof lui avait dit «Tu pourras peut-être lire ça parce que c'est l'histoire de... », il aurait immédiatement voulu lire le livre juste par curiosité ou défi. Alors, s'il s'était forcé à comprendre ce qu'il lisait il aurait directement aimé lire ce qu'il avait surnommé « les livres qui ne servent à rien et n'apprennent rien sur la vie ». Il aurait compris que les livres étaient une autre façon externe de voir la vie. Chloé ne lui avait rien appris de tout ça, elle lui avait juste ouvert les yeux sur ce qu'il n'avait jamais voulu voir. Et les livres étaient une choses dérisoire comparé aux sentiments qu'il s'était découvert.

La voiture s'arrêta sous la surface, Benjamin ayant préféré les faire passer par le sous-sol pour qu'ils puissent éviter les fans devant l'hôtel et partir directement se coucher. Encore engourdis par la fatigue, ils sortirent tous les quatre du véhicule et se dirigèrent lentement dans l'ascenseur, n'ayant même plus la force de trouver un sujet de conversation et de faire fonctionner leur cerveau pour parler et participer à la conversation.

Après une montée silencieuse des étages, ils arrivèrent à celui qui leur était réservé et chacun se dirigea immédiatement vers sa chambre, souhaitant un paresseux « Bonne nuit » à l'autre.
Tom poussa la porte de sa chambre et donc aussi de celle de Chloé car ils avaient décidés de dormir dans la même chambre. Il rentra doucement dans la pièce, s'étonnant d'abord de l'obscurité qui y régnait mais aussi de la chaleur insupportable. À l'aide de la lumière de son portable, il se dirigea vers le lit et observa doucement Chloé. Inquiet à cause de l'impression de malaise qui semblait peser sur son visage, il pressa sa main contre son front et la retira subitement, complètement affolé face à la température extrêmement chaude de celui-ci.

Il tenta de la réveiller mais il n'obtint qu'un brève gémissement de sa part, alors, totalement inquiet, il partit à la recherche de Benjamin et après l'avoir trouvé lui montra l'état de sa fille. Le manager ne perdit pas une seconde et appela un médecin sans plus attendre. Ce fut quinze minutes plus tard qu'il débarqua et commença à ausculter Chloé. Seulement au fur et à mesure de l'entretient son visage s'assombrissait fortement : « Elle fume ? » avait-il demandé. La réponse avait sonné comme une affirmation et il avait encore plus froncé ses sourcils alors que ceux-ci formaient déjà un trait horizontale.

_ Il me semble que c'est un cas d 'asthme assez sévère et très rare. Elle doit se reposer et ne plus fumer du tout car cela pourrait entraîner des dommages irréparables dans ses poumons voire même au niveau de son c½ur. Si vous constatez le moindre essoufflement inhabituel, des vertiges ou une perte d'appétit appelez-moi sans plus attendre. Si je ne réponds pas ou que c'est carrément une crise d'asthme qui ne se calme pas, vous devez l'emmener directement aux urgences. Pour le moment, il faudrait que vous la réveillez et qu'elle se rafraîchisse un peu. C'est compris ?

_ Sans problème, réussit à articuler Tom.

_ C'est grave ?, Benjamin s'inquiétait.

_ Cela pourrait le devenir si elle ne fait pour se soigner ou pour éviter que son état n'empire.

_ Merci, docteur. Tom, je te charge de la réveiller, ok ?

_ Hum, répondit celui-ci distraitement.


Benjamin sortit raccompagner le médecin et laissa donc Tom dans la chambre. Il se pencha un peu au-dessus de la brune et souffla sur la peau délicate de son cou. Un frisson la parcourut et elle ouvrit de petits yeux avant de légèrement sourire quand elle aperçut le visage de Tom si près du sien. Elle ne résista pas à la tentation et déposa un doux baiser sur les lèvres charnues de celui-ci avant de le coller un peu plus à elle.

_ J'ai froid, murmura-t-elle.

_ Le médecin vient de partir, ton état est assez grave.

_ T'as fait venir un médecin ?, elle s'étonna.

_ T'étais vraiment pâle et toute fiévreuse alors comme avec Benjamin on ne savait pas si c'était grave ou pas on a préféré faire venir un médecin.

_ Qu'est-ce que j'ai ?


La question avait sonné très clairement aux oreilles de Tom, comme si elle n'avait même pas hésité à la poser. Il y répondit alors aussi franchement que cela lui était possible sans la blesser ou quoique se soit et lui demanda même une promesse : elle devait arrêter de fumer et tenir la promesse tout le temps. Elle mit un certain temps à accepter pesant le pour et le contre mais finit par abdiquer face à la requête, la raison l'ayant emportée dans son esprit.

_ Tu m'as manqué pendant le concert, tu le sais ?

_ Non mais ça me fait plaisir que tu le dises, répondit-elle en souriant.

_ T'as soif ?, changea-t-il subitement de conversation.

_ Pourquoi tu me demandes ça ?

_ Le médecin a dit que tu devais te raffraîchir alors j'me demandais si tu voulais boire.

_ Un peu mais je vais me lever.

_ Non, laisse je t'apporte un verre d'eau tout de suite.


S'en suivit alors une bataille pour savoir qui se lèverait pour aller chercher le verre d'eau, à savoir que ce fut bien évidemment Tom qui gagna et qui après lui avoir servit lui tendit gentiment avant de s'allonger à ses côtés et de la serrer contre lui. Elle se blottit contre son torse et prit son temps pour respirer, légèrement essouflée mais ne voulant rien montrer à Tom pour ne pas qu'il ne s'inquiète plus qu'il ne le faisait déjà.

_ Tom ?

_ Hum ?

_ Merci.


Un simple mot et une conversation banale pour certains mais pour elle c'était important et lui trouvait cela assez mignon. Pour toute réponse le guitariste l'embrassa et les couvrit, les préparant pour une nuit de sommeil profond. Elle sourit mais dans le noir il ne put la voir, elle sourit parce qu'une fois de plus elle se sentit incroyablement bien dans ses bras et qu'à présent elle savait, elle en était sûre et elle ne voulait plus se le cacher : elle l'aimait.


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Voilà donc pour ce chapitre 11 qui a mis du temps à arriver mais qui comme vous l'avez peut-être remarqué ça a changé au niveau de l'écriture des dialogues. Pour ma part, je vais un peu mieux à part que je suis en train de faire ma couleur et que j'ai la tête qui me gratte horriblement ^^ J'espère que pour vous les cours et le reste ça va bien. J'vous fais de gros bisous et pars directement bosser mon chapitre 12 qui n'est qu'à peine commencé ... mais j'ai pleins d'idées =) :$)

# Posté le jeudi 18 septembre 2008 08:08

Modifié le vendredi 13 février 2009 12:50