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Tokio Hotel
Bella's Lullaby (Twilight)

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1 Bella's Lullaby (Twilight)
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Chapitre 3 : Il faut bien craquer un jour ou l'autre

Chapitre 3 : Il faut bien craquer un jour ou l’autre
_ Hum ... Chloé ?

Elle releva lentement la tête vers le chanteur et s'aperçut, alors, que dans ses réflexions les larmes avaient coulés sur ses joues. Elle lui sourit légèrement et essuya d'un revers de mains les gouttes qui restaient sur ses joues. Elle essaya d'ignorer les regards des autres sur elle et me dirigea vers la fenêtre, l'ouvrant pour se poser sur le balcon, alors que les groupies hurlaient à s'en péter les cordes vocales quelques étages plus bas.

_ It's nothing. And it will always nothing. (Ce n'est rien. Et ce sera toujours rien.), elle répondit

_ Are you sure ? (Es-tu sûre ?), Bill était dans l'embrasure de la porte afin que les fans ne le voient pas.

_ Yes. Don't be anxious. (Oui. Ne soit pas inquiet.)

_ Okay, but I'm anxious. You miss your mother ? (Okay mais je le suis. Ta mère te manque ? )

_ Don't speak about my mother ! (Ne parle pas de ma mère !), la peine rendait sa voix agressive

_ Why ? (Pourquoi ?)

Elle décida de ne plus répondre, elle en avait d'ailleurs trop dit pour quelqu'un qui ne voulait pas leur parler.

_ Bill, laisse-la tranquille ! Tu crois que si je mourrai tu parlerais volontiers aux gens ?, Tom semblait la comprendre.

_ Si tu mourrais, je ne resterai pas une seconde de plus sur cette terre !, son frère lui répondit les dents serrées.

Ce fut sur ces mots que Bill rentra dans la chambre d'hôtel, c'était beau ce qu'il venait de dire à son frère. Très beau même ! Et elle, y avait-il quelqu'un sur cette terre qui, si elle venait à disparaître, mourrait de chagrin sans sa présence ? Existait-il une personne qui pourrait l'aimer sans poser trop de questions ou juger ses actes ?

Ses réflexions furent une fois de plus interrompues mais cette fois-ci par la sonnerie de son portable qui était resté dans la chambre. Elle l'attrapa en vitesse et décrocha.

_ Chloé, c'est Kate. Ça va ?

_ Normal.

_ Tu sais, on s'inquiète pour toi avec les filles, ça fait deux jours que tu n'es pas venue au lycée et on n'a pas de nouvelles de toi
, et la voix de Kate semblait réellement anxieuse. Qu'est-ce qui se passe ?

_ Ma mère est morte alors des gens ont débarqué à la maison, j'ai atterris dans un foyer social pendant 2 jours et aujourd'hui mon père que je n'ai jamais connu et dont j'ignorais l'existence jusqu'à présent m'a emmené avec lui en Allemagne où je dois vivre avec lui, Chloé débita cela rapidement sachant qu'elle ne le pourrait pas dans le cas contraire.

_ Oh mon dieu ! Tout ça ! Et ... Tu le vis comment ?

_ Kate, comment veux-tu que je le vive ? Je le vis mal. Ma mère est morte et plus jamais je ne l'a reverrai, plus jamais elle ne m'admira alors que je compose un nouveau morceau sur mon instrument préféré. Et je suis là, l'Allemagne, c'est très beau mais je ... je me sens seule,
elle commençait même à se livrer.

_ Tu sais ta mère t'aimais vraiment mais il faut que tu continues à vivre et puis tu parles allemand alors niveau communication ça doit pas être dure, non ?

_ Je lui ai fais croire que je ne parlais pas sa langue,
elle avoua.

_ T'es quand même vache dans ton style, tu ne crois pas que pour lui aussi ça doit être dure d'essayer de connaître une fille dont il ignorait l'existence il y a moins d'une semaine alors que celle-ci lui met des barrières, barrières dont il n'a pas besoin.

_ Tu ne peux pas me comprendre et tu n'a pas à me dire ce que je dois faire ou pas. J'ai mes raisons,
la réplique sonna sèchement.

_ Je m'en fiche que ce que je dis ne te plaise pas, tu n'as pas à agir comme ça avec lui.

_ IL NE SE RAPPELLE MÊME DE MA MERE ! ALORS IL SE LA SAUTE, PEINARD LE TYPE, IL LUI FAIT UN ENFANT MAIS IL NE SAIT PAS QUI ELLE EST, tu ne peux pas comprendre et tu ne peux pas savoir le mal que ça me fait. Alors ne me dit pas ce que je dois faire ou pas.


Kate ne réagit pas directement, sûrement du fait que Chloé s'était laissée emporter par sa colère, elle qui d'ordinaire restait calme. Elle prit aussi conscience que les garçons la dévisageaient tous, n'ayant bien évidemment rien compris de sa conversation française avec sa copine et n'ayant pas non plus assimilé la cause de sa colère.

_ Tu as raison, je ne peux pas savoir ce que tu ressens même si je n'approuve toujours pas. T'es-tu seulement demandé si ta mère l'avais informé de ton existence ? Fin, je ne sais pas, je vais te laisser mais si jamais t'as un coup de blues ou une envie de parler j'espère que tu sais que je serai là, son amie reprit.

_ Je ne t'appellerai pas et tu le sais.

_ Je sais mais j'avais espéré que tu puisses changer et t'ouvrir un peu plus aux autres.

_ Je ne changerai pour personne et tu le sais, à plus.

_ Au revoir, Clo.,
Kate abdiqua.

Elle raccrocha et Chloé laissa glisser son portable sur la table, jetant un regard noir aux gars pour les empêcher de gâcher leur salive.


[...]


Elle monta dans leur bus et après avoir rapidement jeté un regard au décor elle s'assit sur un des mini-canapés collés au mur. Depuis sa petite crise au téléphone personne n'avait cherché à lui parler et elle en était bien contente, elle avait juste envie de ... de dormir et de ne plus jamais se réveiller pour essayer de se réveiller un monde meilleur, juste un monde beau où sa mère serait encore là et où son père la connaîtrait depuis sa naissance.

_ Bon les gars, vous avez une interview dans 2h, il sera 14h puis à 15h, direction la salle pour les sounds-check. Le reste vous savez comment faire, informa le manager.

_ On va manger ?

_ Oups, j'ai failli oublier !,
l'homme agita la tête.

_ Et on tient comment jusqu'à ce soir si on ne mange pas, hein ?

_ J'suis un peu ailleurs. Bon, venez les cuisinières ont du préparer des bons trucs encore une fois.


Ils ressortirent et elle, elle resta assise de toutes manières elle n'avait plus faim et pas envie de se retrouver entourée de tout le staff et compagnie. Seulement, ce qu'elle n'avait pas prévu c'était qu'ils ne seraient pas tous partis et qu'une ombre placée devant elle lui ferait relever la tête. L'ombre n'était autre que Bill qui la regardait d'un air curieux.

_ Come on ! (Vient !)

_ I'm not hungry. Thanks. (Je n'ai pas faim. Merci)

_ I don't care ! Come on ! (Je m'en fou ! Vient !)


Il l'attrapa par la main et la tira à l'extérieur du bus, remettant des lunettes sur leurs yeux. Il la traîna jusqu'à l'entrée d'un petit bâtiment, lui lâcha la main puis rentra en l'invitant à faire de même. Chloé pénétra dans l'édifice, pour le moins banal quand on y rentrait, Bill partit en direction d'une porte et l'ouvrit en l'interrogeant du regard. Elle réagit un peu et le rejoignit, il masqua un léger sourire puis la fit rentrer avec lui : ils avaient atterrit dans une grande salle transformée en espèce de cantine qui pouvait abriter plus de 200 personnes. La quasi-totalité des tables étaient prises mais il restait deux places de libre avec Benjamin et les autres. Bill l'entraîna à ces deux places et s'assit, attendant qu'elle fasse la même chose.

Elle le regardait et n'y comprenait vraiment rien. C'était chiant à la longue, cela faisait à peine une journée qu'elle était ici et tous, tous autant qu'ils étaient, voulaient la connaître et bien s'entendre avec elle. Cela en était vraiment rageant ! C'est vrai quoi : elle jouait à la garce, ne faisait aucun effort avec eux, leur adressait un regard tous les trente ans et aucun sourire ! Et avec tout ça, ils voulait quand même savoir ce qu'elle faisait et qui elle était ! Elle s'apprêtait à s'asseoir quand un homme s'approcha d'elle :

_ Salut. Je m'appelle David et je suis leur manager. Ça va toi ?

Elle continuait de mentir et le regarda étonnée, elle entendit alors « son père » soupirer puis prendre la parole.

_ Elle ne parle pas allemand, lâche l'affaire.

_ Pourquoi t'essaie pas d'avoir une conversation avec elle ?

_ Pour lui dire quoi, David, hein ?

_ Que tu regrettes, que t'es content de la voir même si ça tombe mal, j'en ai aucunes idées moi ! Juste lui dire quelque chose !

_ What's happen ? (Qu'est-ce qui se passe ?),
encore et toujours en train de jouer la comédie.

David et Benjamin : NOTHING !

Elle devait tirer une tête bizarre puisque Bill lui tira la main pour la faire asseoir, le bruit qui régnait dans la salle s'était apaisé aux cris des deux hommes et David s'en alla après avoir adressé un dernier sourire à Chloé et accordé un regard noir à Benjamin.

_ Bon appétit quand même !, Tom tenta de détendre l'atmosphère.

Il lui sourit lui aussi et elle préféra détailler un peu les gens qui travaillaient avec eux : il y avait les gars baraqués qui assuraient leur sécurité, les autres un peu moins imposants et qui pourtant restaient musclés pour transporter et monter le matériel et il y avait quelques filles, sûrement des maquilleuses, des cuisinières et d'autres métiers qui étaient sûrement inconnus aux yeux de Chloé. Elle regarda une autre table où des types en costumes discutaient, probablement des producteurs ou types d'Universal qui vérifiaient que la tournée se déroulait bien. Elle remarqua ensuite que David, avec sa chemise kaki à demi ouverte et son jean, faisait très tâche au milieu d'eux.

_ They observe everything that we're doing. (Ils observent tout ce que nous faisons. ), encore Bill qui l'aider.

_Producters ? (Des producteurs ?)

_ Yeah and others. (Ouais et d'autres.)


Elle se concentra de nouveau sur une table et observa les gars du groupe cette fois-ci : Georg mangeaient tranquillement ses frites, Gustav discutait un peu avec un garde qu'il semblait apprécié, Bill conversait avec Benjamin à propos du concert de ce soir pour lequel il stressait et Tom ... Tom la regardait.

_ What ? (Quoi ?), elle demanda.

_ Nothing. (Rien.)

Il dit cela avec un sourire malicieux, comme s'il savait l'agacement que ce simple mot lui procurait, puis prit part à la conversation de Bill et Benjamin. Elle mangea sans grande conviction le steak/frites qui lui avait été déposé dans une assiette et n'attendit pas que les autres aient terminé pour se lever de table et sortir de la salle.

Chloé comptait retourner au bus quand un rapide regard à la porte lui prouva qu'elle ne pouvait plus sortir à cause des nombreux journalistes agglutinés contre celle-ci. Elle passa alors par un autre couloir, passa devant des portes toutes plus semblables les unes que les autres et finit par atterrir sur une immense scène. Wouah, c'est fou comme c'était immense. Elle n'osait même pas imaginer comment cela devait faire quand c'était plein et que tous leurs fans hurlaient.

_ It's fantastic when it's full ! (C'est merveilleux quand c'est plein !)

Elle se retourna, surprise, et tomba sur Tom qui une fois de plus l'observait. Elle le regarda elle aussi : il portait un tee-shirt rouge et on remarquait les bordures d'un autre tee-shirt (blanc) en dessous, un baggy en jean foncé et des baskets rouges. Il avait en plus accompagné le tout d'une casquette noire avec des écritures rouges pour retenir ses dreads.

_ I guess. (J'imagine.)

Puis elle s'assit sur le bord de la scène et continua d'observer les rangées de chaises vides ainsi que l'immense fosse pas encore remplie. Elle ne disait rien et puis, que pourrait-elle dire à un type qu'elle ne connaissait pas ? Elle ne savait rien de lui, hormis quelques détails sur la réputation qu'il avait, détails qu'elle avait perçu dans la file pour rentrer dans l'hôtel ce matin. Quand elle avait entendu les insultes des groupies, cela incluait des phrases du genre « Han ! C'est qui c'te garce ? J'suis sûre c'est une one-night de Tom ! », bien sûr il y en avait d'autres dans le style mais bon ... Elle préférait ne pas trop s'en occuper, si elle devait rester avec eux pendant encore trois mois autant ne pas s'occuper des rumeurs qui circuleraient sur elle.

Elle sentit qu'il s'apprêtait à parler mais une voix masculine l'interrompit avant qu'il ne puisse prononcer le moindre mot :

_ TOM, tu le fais exprès ou quoi ? On te cherche, allez les autres t'attendent dans le bus. David veux parler avec vous ! Et ramène ma fille avec toi !

Puis, « son père » partit alors qu'elle regardait Tom et laissait exploser sa colère.




___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ____ ___ __ __ __ ___



Donc voilà ce chapitre 3 tout droit sortit de mon tit' cerveau, j'espère que ça vous plaît toujours.
Pour vous lancez sur quelques pistes, je suis en train d'écrire le chapitre 8 et Tom et Chloé ne sortent toujours pas ensemble même s'il y a eu quelques conneries entre eux deux. Moi sadique ? Jamais ....

# Posté le vendredi 08 août 2008 08:15

Modifié le lundi 09 février 2009 16:58

Chapitre 4 : Une découverte inattendue

Chapitre 4 : Une découverte inattendue
Puis, « son père » partit alors qu'elle regardait Tom et laissait exploser sa colère.

_ Et ramène ma fille avec toi ! » non mais il croit que quoi ? Que je suis un chien qu'on promène et qu'on amène où l'on veut ? Mais merde, à la fin ! Comme si je n'avais pas de c½ur ou de sentiments ?

Elle se leva et tendit la main à un Tom complètement stupéfait.

_ Ban quoi ? Tu te lèves ou tu comptes rester planté là toutes la soirée ?, s'exclama-t-elle.


[...]


_ Et tu comptais nous le dire quand que tu parlais notre langue ?

_ Quand j'en aurais eu envie, maintenant je vais retourner dans ma chambre et fou-moi la paix !


Elle se détourna mais il la rattrapa par le bras et elle se retrouva collée à son torse. Comment en était-elle arrivée là ? Et bien c'était très simple, il s'était tu pendant que les producteurs leurs parlaient, pendant qu'il discutait avec son frère, pendant qu'ils mangeaient avant le concert, pendant qu'ils discutaient après le concert. Seulement, quand ils étaient rentrés dans le couloir qui leur était réservé, elle n'avait pas eu le temps d'entrer dans sa propre chambre qu'il la tirait dans la sienne. Alors, les voilà dans cette chambre à se disputer : lui l'engueulant parce qu'elle n'avait rien dit à personne et elle, se défendant avec de piteux arguments.

_ Si je n'ai rien dit c'est parce que je t'aime bien et que tu as sûrement tes raisons mais si tu ne me dis rien je pourrais très bien vendre la mèche ... par inadvertance, bien sûr, reprit-il.

_ Le chantage ne marchera pas avec moi. Essaie autre chose !

_ C'est pas du chantage, c'est juste la vérité parce que moi, contrairement à toi je ne mens pas !

_ Ban oui, bien sûr. C'est vrai que quand on est star on ne ment jamais aux journalistes et aux fans, hein ?,
elle commençait sérieusement à s'énerver.

Elle se détacha de lui comme elle pouvait et alors qu'il restait pantois, elle s'assit sur le lit. Aussi surprenant que cela lui paraissait, elle aimait bien sa compagnie, malgré le fait qu'il lui prenait la tête. Il ne répondit pas à sa question rhétorique et s'assit à côté d'elle sur le matelas, elle sentit qu'une fois de plus il l'observait mais une fois de plus elle ne dit rien et scruta les meubles de la chambre.

_ Je ne comprends pas pourquoi ce matin il y avait une suite avec 4 portes et là vous avez des chambres individuelles..., elle changeait volontairement de sujet.

_ Ce matin, l'hôtel nous avait passé une suite parce que nos chambres perso n'étaient pas prêtes mais d'ordinaire on a chacun notre chambre, quand on ne l'a pas c'est que l'hôtel est quasi complet et qu'ils s'y sont pris trop tard pour réserver.

Un silence s'installa alors qu'il continuait de mémoriser les moindres détails de son corps : mais qu'avait-elle de si spécial à ses yeux ? C'est vrai quoi ! Elle n'était pas blonde, n'avait pas un corps de bimbo, n'était pas un canon de beauté au visage parfait ! Et en plus, elle ne leur avait montré qu'un caractère de merde jusqu'à présent !

_ Bonne nuit, elle murmura.

_ Hein ?

Elle se leva et sortit de la chambre, elle n'avait vécu qu'une journée ici et pourtant elle était épuisée. Oui, vraiment épuisée ! Elle avait du faire semblant de ne pas parler allemand tout en écoutant les conversations des gens. Elle avait du faire elle ne savait combien de kilomètres pour aller en Allemagne. Elle avait du rencontrer quatre types dont elle ne savait rien et qu'elle ne voulait pas connaître. Et elle avait fait tout cela en une journée alors que d'autres le faisait en une semaine ou bien, encore mieux, ne le faisait pas.

Elle piocha une nuisette noire dans sa valise et partit prendre une douche, en profitant pour se démaquiller après et se glisser dans les couettes d'un hôtel 4 étoiles. Ces types là avaient vraiment une vie de rêve ou du moins la vie dont la plupart des gens rêvaient : ils voyageaient dans le monde entier, rencontraient des gens plus ou moins merveilleux, chantaient et jouaient devant des milliers de personnes et des millions en une année, dormaient dans des hôtels hyper cher et luxueux. Elle, elle les avait toujours envié toutes ces stars qui vivaient sans contrainte monétaire et qui n'avaient pas à s'inquiéter de fins de mois difficiles.

Mais, elle s'était toujours placé du côté des gens « normaux », seulement voilà quand on se mettait à la place des stars n'y avait-il pas aussi des contraintes de leur côté ? N'était-ce pas difficile de ne voir sa famille que 2/3 fois par an et de n'avoir des vacances que pendant 1 mois pour toute une année ? N'était-ce pas éprouvant de faire des concerts tous les soirs et de ne dormir que 6/7 heures après chaque concert ? Alors bien sûr, ils avaient choisi ce métier mais Chloé pensa que ça ne devait pas être facile tous les jours d'être observé, épié, par des journalistes sans scrupules. Bien sûr qu'ils gagnaient tous des milliers et qu'ils paraissaient heureux mais ... l'étaient-ils vraiment ?


[...]


Toc toc toc !

Arf, encore dodo ! Pitié, elle était fatiguée elle ! Bon c'est vrai qu'elle aurait peut-être du se coucher directement quand ils étaient rentrés mais ce n'était quand même pas sa faute si Tom l'avait retenu pendant une heure la veille, non ?

Elle se leva alors que d'autres coups retentissaient à la porte et finit par l'ouvrir pour tomber sur Bill.

_ Good night ? (Bonne nuit ?), demanda-t-il un sourire aux lèvres.

_ Yeah and you ? (Ouais et toi ?)

_ Too. (Aussi.) We're going at 8:00 am, ok ? (On part à 8:00 pile, d'accord ?)

_ Yes. Thanks. (Oui. Merci.), elle sourit elle aussi.

_ You're welcome. (De rien.), puis il partit.


Chloé referma la porte, un sentiment de culpabilité faisant légèrement surface à l'idée qu'en lui mentait aussi alors qu'il était pourtant très sympa avec elle.

Ses pas la conduisirent directement jusqu'à la salle de bain où elle se lava le visage et coiffa ses cheveux pour les laisser lâchés. Elle retourna à sa valise et cherche quelques vêtements. Elle alla ensuite à la salle de bain et se maquilla comme à l'habitude. Puis, elle se para de tous ses bijoux et s'apprêtait à sortir quand la porte s'ouvrit sur elle et la projeta au sol, la faisant couiner de douleur.

_ Pourquoi tu ne m'as pas dis que tu parlais allemand ?

Elle releva la tête et tomba sur Benjamin, il paraissait plus déçu qu'en colère et se tenait nerveusement la tête.

_ Je t'ai posé une question, Chloé !

Il n'y avait aucune surélévation dans sa voix et pourtant elle prit peur rien qu'au ton qu'il employait. Cela étant, elle ne lui répondit pas et prit sa veste et son sac. Elle allait pour prendre sa valise quand il parla de nouveau.

_ Les vigils la prendront, pas la peine de t'embêter avec ça.

Elle ne répondit pas et sortit, il la suivit dans le couloir et discuta 30 secondes avec quelques vigils et autres avant de revenir à son niveau. Il hésitait à prendre la parole et ce ne fut qu'au rez-de-chaussée qu'il ouvrit de nouveau la bouche.

_ Ça veux dire que ... que t'as compris toutes les conversations qui parlaient de toi quand tu étais là, pas vrai ?

Elle ne répondit pas mais hocha légèrement la tête et il s'en contenta. Ils arrivèrent rapidement au salon de l'hôtel mais il la fit dévier de celui-ci et l'amena vers une autre porte : un salon privée. Ils y rentrèrent et les gars étaient tous là, accompagnés de David. Ils les regardèrent trente seconde avant de retourner à leur conversation.

_ J'en ai pas finis avec cette histoire et je n'ai rien dis à personne, il ne te reste plus qu'à continuer ta petite comédie, il lui murmura à l'oreille.

Puis, il partit s'asseoir et Bill lui jeta un coup d'½il en attendant qu'elle les rejoigne, ce qu'elle fit. Ils mangèrent tous, les autres discutant gaiement et elle réfléchissant à sa situation d'aujourd'hui.

Elle était en Allemagne avec des gars et un « père » qu'elle allait devoir apprendre à connaître sans avoir envie. Elle allait bientôt être exposée à la presse et au média de la même manière que eux l'étaient et elle subirait elle aussi tout une tonne de rumeurs impossibles.


[...]


Ils finirent de déjeuner et elle attrapa ses lunettes avant qu'ils puissent sortir en direction du salon public. Ils passèrent dans un couloir et arrivèrent au hall d'entrée. À travers la vitre, une foule compacte mélangeant journalistes et fans/groupies s'agglutinaient contre la vitre de la porte d'entrée tandis que les vigiles les faisaient reculer, installant des barrières au fur et à mesure. Les flashs crépitèrent férocement à la vue des garçons et encore plus quand ce fut elle que les paparazzis aperçurent. Benjamin pesta puis les vigiles à l'intérieur les autorisèrent à sortir et ils s'engagèrent dans la mini allée qui avait été crée grâce aux barrières. Elle entendit vaguement quelques questions de journalistes dans le genre « Qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous ici ? » et d'autres plus personnelles du style « Vous sortez avec lequel ? Depuis quand ? ».

Au bout de 5 min bruyantes et abrutissantes, ils rentrèrent dans le bus qui n'était pourtant qu'à cinquante mètres. Elle grimpa la première suivie de Bill, Tom, Gustav et Georg ainsi que de Benjamin et David.

_ Fais chier !

Ils allèrent tous au bout du bus et elle les suivit jusqu'à un mini salon où les gars s'étaient déjà assis. «Son père» commença à râler.

_ On va carrément être obligé de la mettre en interview ! David on ne peut vraiment pas éviter ça ?

_ Je sais que t'aurais préféré ne pas l'exposer aux yeux des médias mais on n'a vraiment pas le choix, si elle ne le fait pas et si tu ne veux pas qu'elle le fasse se sont les gars qui paieront les rumeurs !,
lui répondit celui-ci.

_ Je sais bien ...

_ C'est bon ce n'est pas si terrible, si ?,
Georg tentait de dédramatiser la situation.

_ Rappelle-toi nos premières interviews et on en reparle !, le batteur riposta.

_ On verra ce que les journaux de demain en disent et on avisera en fonction, non ?, Bill tenta d'aider Georg.

_ C'est une solution à prendre aussi, murmura David.

Chloé ne sut pas qui alluma la télé, elle sut juste que Tom la scrutait une fois de plus.

_ Fais chier !, elle s'exclama volontairement en français.

Ils la regardèrent tandis qu'elle haussait les épaules, ils retournèrent alors à leur conversation et elle suivit discrètement Tom qui revenait du côté cuisine du bus.

_ C'est toi qui as dit à Benjamin que je parlais allemand ?, elle demanda de but en blanc quand il s'aperçut de sa présence.

_ Pourquoi tu dis Benjamin et pas « mon père » ?

_ Ça ne répond pas à ma question !

_ Il t'a vu sortir de ma chambre hier soir et il m'a cuisiné pendant 1 heure avant que je lui dise pour pouvoir enfin me coucher... Et ma question à moi ?,
il voulait vraiment savoir car cela l'intriguait fortement.

_ On n'appelle pas «papa » quelqu'un que l'on n'a jamais connu et qui ne nous a pas vu grandir.

Il la regarda légèrement choqué puis se ré-intéressa au verre de coca qu'il était venu prendre. Il galéra légèrement à cause des cahotements du bus et finit par lui en tendre un aussi, Chloé le prit, surprise qu'il ait quand même pensé à elle et ils burent en silence.

_ T'en pense quoi du fait que tu devras bientôt faire une interview ?, Tom avait toujours était de nature curieuse et attentive.

_ Qu'est-ce que tu veux que j'en pense ?

_ Je sais pas... Comment tu te sens ?

_ Très bien pour le moment et arrête de me poser des questions !,
et elle restait toujours sur la défensive.

Chloé posa son verre dans l'évier et repartit au salon, laissant Tom seul dans la cuisine, accompagné seulement par les cahots du bus. Elle était vraiment intrigante à ses yeux : d'abord, elle n'informait personne qu'elle parlait allemand et elle les faisait même parler anglais. Ensuite, elle n'aimait pas son père et ne voulait pas le connaître. Et pour finir, elle avait juste réussi à le captiver. Pourtant, elle n'avait pas un physique de rêve et il avouerait même que ce n'était pas le genre de fille pour lequel il craquait habituellement mais... elle avait un truc en elle qui l'obsédait ! Il est vrai qu'elle était jolie et assez mignonne mais cela l'énervait de ne pas savoir ce qui lui plaisait chez elle.

_ Tom, je t'ai déjà dit de ne pas t'approcher d'elle !

Il releva subitement la tête et tomba sur Benjamin qui comme d'habitude avait du surveiller sa fille. Celui-ci le regarda sévèrement avant de s'asseoir à ses côtés.

_ Tom, ne lui fais pas de mal...

_ Toi-même tu ne la connais pas, Benj' !,
il protesta et ne voyait pas en quoi il méritait d'être en disputait par son manager.

_ Et j'aurais aimé la connaître tu sais ... mais apparemment il en a été autrement, avoua Benjamin.

_ Bien mais puisque toi elle ne veut pas te connaître laisse-moi l'approcher. Laisse-moi la connaître juste la connaître. Ouais ... j'ai un besoin de la connaître que je ne comprends pas !

_ Je te demande juste de ne pas lui faire de mal et de ne pas la mettre dans ton lit.

_ Ça ne m'était même pas venu à l'idée ...,
murmura Tom pensivement.

Benjamin le regarda comme s'il avait la peste et retourna au salon, à croire qu'aujourd'hui le salon était privilégié niveau aller-retour !


[...]


Il se résumait simplement la situation actuelle : Benjamin galérait pour trouver une couchette à Chloé. Donc en gros, il était 18:30 et celui-ci se creuse la tête depuis une heure pour trouver une solution à ce léger problème. Bon, après, s'il n'y avait vraiment pas de place dans le bus, Tom voulait bien qu'elle vienne dormir avec lui, hein !

_ Il ne reste pas l'ancienne couchette au semi-étage du bus ?, suggéra soudainement David.

_ À oui, c'est vrai je l'avais oublié !, et par réflexe il se tape le front face à son idiotie.

_ Y en a qui sont vraiment pas doué !, murmura Tom.

Il eut à un regard noir puis Benjamin emmena Chloé à lz dite couchette. En vérité le bus vait presque deux étages, sauf que l'étage du bas manquait beaucoup de places et n'était presque jamais utilisé. Il n'y avait de la place que pour une couchette donc ce n'était pas trop utile pour 4 personnes et ses ingénieurs avaient rattrapés la bêtise sur le vrai étage du bus.

Elle de Chloé la laissa devant la porte de la couchette et elle se décida alors à y rentrer. C'était assez petit mais c'était bien quand même, et puis au moins elle était éloignée des autres et ne risquait pas de les entendre parler le soir. Sa valise avait été glissée sous la couchette et le lit était déjà fait, il ne lui restait plus qu'à se coucher et flemmarder. Seulement, Georg débarqua et la tira vers les escaliers qui menaient à l'étage et il la ramena au salon. Là, les autres étaient réunis autour d'une pile de DVD :

_ Choisi !, lui intima Georg.

_ Georg, elle ne parle pas allemand au cas où t'aurais oublié !, Gustav voulait aider Chloé.

_ Heu ... J'ai menti ... en fait, et elle se décidait enfin à avouer son mensonge.




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Hihi, coucou à toutes !!! J'ai pas résisté à l'envie de poster ce chapitre =)
Le prochain sûrement posté Lundi 01/09 ou le Mercredi 03/09 parce que rentrée oblige le Mardi 02/09 (arf, j 'me languie pas mardi j'sais pas vous mais bon moi, en plus j'rentre en
Terminal donc pendant 2 ans j'vais avoir la même classe alors pendant 2 ans j'vais resté
soit qu'avec des cons soit avec des personnes géniales ....)
Trèves de bavardages sur ma vie, est-ce que ce chapitre vous a plu ?
Et qu'est-ce qui vous a plus ou déplu dedans ?


Bisous à toutes !!!

P;s : Vous avez remarquez que la fin est toujours aussi sadique ? Mwahahaa

# Posté le lundi 25 août 2008 12:27

Modifié le lundi 09 février 2009 17:09

Chapitre 5 : Première confrontation médiatique

Chapitre 5 : Première confrontation médiatique
_ QUOI ? Han, c'est fou ça !, c'était Bill qui était plus que furieux à présent.

_ Bill, laisse la tranquille !, son frère n'aimait pas ce genre de discussions.

_ Comment ça « laisse la tranquille » ? C'est vrai que tu adores les gens qui mentent toi !

_ On ment tous les jours aux médias, aux fans, à tout le monde ... Alors pourquoi ne pas admettre que l'on puisse nous mentir à nous ?


Chloé le regarda subitement et sourit légèrement, avant de rebaisser la tête et d'attendre ce que Bill et les autres allaient dire.

_ Tom ? Tu le savais en plus ?, Bill était toujours énervé et sa voix partait de plus dans les aigus.

_ Depuis hier soir, lui répondit Tom.

_ T'en prends pas à lui, je lui ai demandé de ne rien dire !, Chloé ne voulait pas que les deux se disputent à cause d'elle.

_ Toi, ne t'en mêles pas !

_ Je m'en mêle si je veux !

_ Putain, mais ... il va juste te baiser et c'est tout !,
balança Bill hargneusement.

_ C'est ce que tu penses de ton propre jumeau ?

_ C'est ce que je sais de comment il traite les filles.

_ Alors écoute-moi bien, je suis peut-être la fille de votre manager mais j'en ai rien à battre. Je ne suis ni une sainte nitouche ni une vierge effarouchée alors si j'ai envie de me faire sauter par un gars qui ne demande qu'à me baiser, je le ferai et ni toi ni Benjamin ne m'en empêcheront. Est-ce bien compris ?

_ Heu ... je ... oui,
et sur ce coup Bill était plus qu'ébahis.

_ Merci.

Elle s'assit sous leurs yeux stupéfaits et croisa de nouveau le regard de Tom qui cette fois-ci se faisait blessé.

_ Quoi !?!

_ Je ne comptais pas te mettre dans mon lit,
lui répondit -il amèrement.

Sur ces quelques mots, il se leva et sortit du salon alors qu'elle restait coite.

_ Qu'est-ce que j'ai dit ?

_ Rien,
trancha Bill face au silence des autres.

Il se leva à son tour et alla rejoindre Tom qui était parti. Chloé se leva à son tour et alla pour sortir de la petite pièce quand la voix de Gustav l'interrompit.

_ Tu devrais peut-être rester avec nous pour te changer les idées, non ?

_ Si vous voulez.

_ Bon alors, on regarde quoi ?,
et Georg fit preuve d'un enthousiasme débordant.

Ils passèrent la soirée devant un film d'action alors qu'à quelques mètres de là un jeune garçon se perdait dans ses sentiments tandis que son frère essayait de l'aider à s'y retrouver. Ils passèrent la soirée à regarder la série des « X-Men » et à se plonger dans cet univers de mutants alors qu'à quelques mètres d'eux le jeune garçon acceptait ce qui l'attendait.

Le jour se leva sur l'Allemagne et quelques rayons de soleils percèrent à travers les rideaux mal fermés d'un bus de tournée. Dans ce bus, 4 garçons dormaient encore profondément alors qu'un homme passait entre leurs couchettes pour ouvrir les rideaux, il était 13h et c'était le temps pour eux de se réveiller. Les garçons pestèrent contre le si doux réveil de leur manager avant qu'un brun ne se lève, se précipite dans la mini salle de bain et s'enferme dedans. Presque immédiatement, les 3 autres jeunes hommes se levèrent et frappèrent contre la porte malheureusement fermée à clé. Déçus et légèrement énervés, ils se rabattirent sur leur petit-déjeuner.

Entre temps, le manager était descendu là où sa fille dormait. Il ouvrit la porte mais n'eut pas le c½ur de la réveiller, il la regardait et observait ses moindres traits. Mais, malgré cette observation il ne parvint toujours pas à identifier sa mère. Benjamin avait toujours été un gars sérieux et les rares coups d'un soir qu'il avait eu il s'était protégé alors il cela le frustrait vraiment de ne pas savoir qui était la mère de sa propre fille. Il regarda encore et encore Chloé sans pour autant se rappeler cette nuit avec la femme qui avait mise au monde cette jeune fille qu'il observait.

_ Ce n'est pas en l'observant que tu arriveras à communiquer avec elle, tu sais ?, c'était Tom qui avait eu la même idée que lui.

_ Je sais. Et je suis pitoyable, je ne me rappelle même pas de sa mère alors qu'elle doit lui ressembler comme deux gouttes d'eau étant donné qu'elle n'a aucunes ressemblances physiques avec moi.

_ Elle a peut-être les traits physiques de sa mère mais elle a le sale caractère de son père.


Le dreadé partit en ricanant et le léger tapage réveilla Chloé qui s'étira comme elle put dans la mini-couchette. Benjamin se planqua et partit avant qu'elle ne soit complètement réveillée et ne le voit.
Elle rejoignit quelques minutes plus tard les garçons qui étaient déjà prêts et déjeunaient, sauf qu'elle les rejoignit en nuisette.

_ On t'a déjà dit que t'étais vraiment canon ?, la taquina Tom.

_ Et on t'a déjà dit que t'avais la drague lourde ?, aucun doute qu'elle avait de la répartie.

Elle lui sourit malicieusement avant de se servir un cappuccino et de s'asseoir à table avec les autres. Elle ne parla pas mais un léger sourire prit place sur ses lèvres alors que son regard déviait sur la route. Elle aimait souvent observer les bandes blanches qui défilaient plus ou moins rapidement selon la vitesse à laquelle le véhicule roulaient. Elle aimait tout simplement observer chaque chose et chaque détail de chaque pièce et cela à n'importe quel moment.

_ On fait quoi et à quelle heure ?, questionna-t-elle.

_ Nous, on a une interview à 15h et toi, t'en as une à 14h30, lui répondit Bill.

_ Moi ? Pourquoi ?

_ Parce que les journalistes t'ont vu et veulent savoir qui tu es. Parce que nous et les producteurs voulons éviter que de nouvelles rumeurs circulent et ternissent la réputation du groupe. Parce que je veux t'éviter la haine des groupies et une grosse exposition aux médias, débita à toute vitesse la voix de Benjamin.

Elle ne l'avait pas vu et mit quelques secondes avant de l'apercevoir, assis derrière l'alcôve d'un rideau. Une fois de plus, elle ne répondit pas mais n'en était pas pour autant moins touchée par ces paroles. Certes, elle ne lui pardonnerait pas le fait qu'il ait oublié sa mère mais elle pouvait peut-être elle aussi faire un effort pour être d'agréable compagnie.


[...]


14h30. Le c½ur battant à vive allure, déjà habillée et prête depuis une demi-heure, elle attendait que la journaliste arrive. Dire qu'elle stressait était un euphémisme : elle était littéralement morte de peur et presque tremblante mais essayait de se contrôler. Elle était habillée d'un jean foncé, d'un tee-shirt gris avec une petite tête de mort au centre et d'une paire de ballerines grises légèrement scintillantes.
Son introspection fini la porte s'ouvrit et une femme apparut. Immédiatement, Chloé se leva et serra la main de la dame. Elle ne devait avoir que 25 ans et elle était pourtant très sérieuse, portant un tailleur noir très class et de jolies chaussures à talons noirs.

_ Bonjour Chloé, je m'appelle Katarina.

_ Bonjour.

_ Bien, nous allons commencer directement. Pas la peine, de perdre du temps pour rien
.

Les deux femmes s'assirent sur les fauteuils de la salle vide de toutes autres personnes, Benjamin n'ayant pas pu être présent et l'aider, David non plus.

_ Bien, commençons par le commencement. Vous, vous appelez Chloé et c'est tout ce que nous savons de vous. Quel âge avez-vous ?, Katarina était avide de réponses.

_ D'ici 3 mois, je vais faire mes 18 ans.

_ Et quelle relation entretenez-vous avec les garçons du groupe ?

_ Aucunes, si ce n'est quelques relations amicales. Je ne suis avec eux sur la tournée que depuis 2 jours donc on va dire que je n'ai pas trop eu le temps de faire connaissance avec eux.

_ Et d'ailleurs, pourquoi êtes-vous sur cette tournée ? Qui vous a permis d'y être ?,
le ton était devenu brusque et gênant.

_ Mon père est leur manager et ...

_ Benjamin Ebel ?,
la journaliste l'interrompit.

_ Oui. Ça faisait quelques temps que je ne l'avais que par téléphone et j'ai voulu le revoir, il s'est donc arrangé pour que je fasse cette tournée européenne avec les gars et que je passe donc plus de temps avec lui.

Certains n'approuveront pas le mensonge mais ils n'avaient trouvé que cette solution. Ils ne pouvaient pas se permettre d'avouer que Benjamin n'avait jamais reconnu sa fille et que celle-ci le détestait quasiment. Non, ce n'étaient pas des choses politiquement correctes alors on les cachait.

_ Et eux, qu'est-ce qu'ils en pensent ?

_ C' est à eux qu' il faudrait le demander, moi je n'en ai aucune idée !,
un rire nerveux échappa à Chloé.

_ Vous écoutez leur musique ?

_ C'est dans le style de musique que j'écoute mais je ne m'y suis jamais plus intéressé que ça et donc je n'ai jamais vraiment écouté, cette fois-ci pas de mensonge dans ce qu'elle répondit.

_ Excusez-moi de le dire de cette manière mais ... vous ne faites pas très allemande !


La jeune brune rigola : il est vrai que ses cheveux bruns, ses yeux noirs et sa peau matte ne devaient effectivement pas la faire ressembler à une allemande.

_ Je suis française, avoua-t-elle sans gêne.

_ Oh !Votre mère est française ?

_ Non, ma mère était d'origine espagnole et j'ai vécu avec elle en France toute mon enfance et mon adolescence.

_ Pourquoi utiliser l'imparfait en parlant de votre mère ?


Chloé eut un léger bug, elle n'avait pas pensé à ce détail. Son cerveau marchait à toute vitesse pour trouver une solution : devait-elle dire la vérité ou mentir ? Et quel mensonge pourrait-elle inventer ?

_ Ma mère est décédée il y a quelques jours, la carte vérité avait été mise sur table.

_ C'est pour ça que vous avez rejoint votre père ? Pour trouver un logement et de l'argent ? Une attitude assez matérialiste dirons nous...

Voilà le moment où la gentille journaliste se transformait en méchante sorcière et sortait ses griffes acérées.

_ Non, j'aurai très bien pu rester chez une de mes tantes, j'avais juste besoin de la présence d'un père, et elle se rendit compte que son mensonge n'était qu'à moitié faux.

_ Et de sa célébrité à lui et ses protégés...

_ Qu'est-ce que la célébrité peut m'apporter ? À part des emmerdes et des rumeurs totalement absurdes, je ne vois sérieusement pas.

_ Comment sont les garçons au quotidien ?

_ Normaux, comme des garçons de 18/21 ans. Ils se charrient, discutent, jouent leur musique et trouvent encore du temps pour appeler famille et amis,
les précédentes questions l'avaient énervé et son ton commençait à monter.

_ Pourquoi êtes-vous autant sur la défensive ?

_ Et vous, pourquoi êtes-vous autant sur l'offensive ? Je n'ai rien fais à personne, je veux juste rester en compagnie de mon père sans me faire harceler par des journalistes sans scrupules. J'espère juste que certains ne seront pas assez nuls pour monter les fans contre moi, ce qui serait très stupide
.

Elle ne prit même pas la peine d'attendre une réponse et sortit, furieuse, de cette salle aussi superficielle que la journaliste avec ses faux airs de gentille dame.

Tout ce qu'elle pouvait penser c'est que cette journaliste était une garce. Depuis le début, elle avait cherché le petit truc pour que Chloé dise quelque qu'elle ne voulait pas dire.

_ Tous des cons ses journalistes, pensa--t-elle. « Commençons par le commencement », non tu crois ? Commençons par la fin tant qu'on y est ! Pff, j'aime vraiment pas c'te femme. Dire qu'au début j'avais l'impression qu'elle était sympa !

Elle rentra dans les loges et se dirigea immédiatement vers celles des gars qui devaient sûrement attendre pour passer les sounds-check ! Ils étaient en effet assis sur deux canapés et paraissaient l'attendre.

_ Alors cette première interview ?, questionna Georg impatiemment.

_ Une vraie salope !

Ils éclatèrent de rire tandis qu'elle prit une chaise et s'installait tranquillement.

_ On peut avoir des détails ?,
toujours Tom et sa curiosité insatisfaite.

_ Elle m'a demandé qu'elle âge j'avais, pourquoi j'étais ici, quel relation j'entretenais avec vous, qu'est-ce que vous pensez de moi, si j'écoutais votre musique et patati et patata !

_ Tu ne lui as pas manqué de respect, j'espère ?,
Benjamin commençait à s'inquiéter.

_ Je dirai que c'est elle qui m'a manqué de respect et que je l'ai remise à sa place.

_ Comment ça tu l'as remise à sa place ?

_ Fais-moi confiance,
elle souffla.

_ Comment veux-tu que je fasse confiance à une fille que je n'ai jamais connu et qui jusqu'à présent ne m'a apporté que des emmerdes ?, il regretta ses paroles dans l'instant.

_ Alors, je n'ai qu'à repartir en France puisque je t'importune tant !, elle craqua, trop d'émotions dans une même heure.

Chloé attrapa des lunettes et un paquet de cigarettes posé sur un meuble avant de sortir et de traverser une fois de plus un dédale de couloir. Elle se demanda même pourquoi elle avait pris le paquet de cigarettes, elle fumait rarement en fait. Les quelques fois où elle avait fumé c'était avec des amis lors de fêtes mais elle avait toujours refusé de fumer régulièrement, par simple respect pour sa mère. Seulement, elle n'avait plus de mère aujourd'hui et le père qu'elle avait ne méritait pas d'être appelé « papa » à ses yeux.

Elle arriva au bout d'un couloir et poussa la porte qui le bouchait, une lumière aveuglante fit immédiatement son apparition et elle s'engouffre dehors. La chaleur fut d'abord suffocante puis elle s'y habitua et s'assit sur un petit muret. Elle pensa qu'elle était juste devant l'entrée de la salle de concert mais peu importait, il y avait tellement de grilles et de gardes qu'elle pourrait même pas sortir si elle le voulait.

Elle ouvrit le paquet de cigarettes et regarda le contenu d'un air perdu : devait-elle en prendre une ou pas ? Devait-elle choisir de vivre librement sa vie ou de crever sans avoir vécu tout ce qu'elle aurait voulu vivre?

Chloé décida d'en prendre une, la porta à sa bouche et l'alluma avec le briquet qui était glissé à l'intérieur du paquet. Elle tira d'abord une légère bouffé qui s'infiltra lentement dans ses poumons avant qu'elle ne la recrache dans l'air. La fumée était épaisse et nocive mais cela l'apaisait de fumer. Elle aspirait le poison en concentré et savourait toujours autant la sensation de bien être que cela lui procurait. Certaines personnes s'étouffaient toujours lorsqu'elles fumaient sans en avoir l'habitude pourtant elle, elle n'avait aucun problème avec la fumée. Et bientôt, il ne resta plus que le filtre qu'elle jeta au sol avant de l'écraser.

Elle se leva et fit quelques pas. Dix minutes plus tard, elle était toujours en train de marcher et ouvrit de nouveau le paquet pour plonger sa main dedans et prendre une nouvelle cigarette. Elle voulait juste fumer pour avoir quelque chose à faire, juste pour se vider cette conscience qui lui rappelait qu'elle n'avait jamais connu son père et que même si elle le voulait elle ne pourrait pas reconstruire 17 ans de perdu avec lui.

Elle s'apprêtait de nouveau à porter la cigarette à sa bouche quand elle sentit une main lui attraper le bras et l'en empêcher.



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Comme promis la suite est postée. Avec l'interview de Katarina que je me suis bien marée à écrire et Katarina qui réapparaîtra peut-être par la suite. Enfin, j'espère que ça plaira et que certaines réactions vous auront amusé ou touché.

P.s : J'ai ENFIN trouvé à qui Chloé ressemble. C'est l'actrice Selena Gomez et qui est sur la photo du chapitre =).

# Posté le lundi 25 août 2008 13:03

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:45

Chapitre 6 : Les choses évoluent

Chapitre 6 : Les choses évoluent
Elle se retourna et tomba sur le regard dur de Tom, à croire qu'il faudrait qu'elle s'habitue à sa présence à ses côtés quand elle s'y attendait le moins.

_ C'est moche une fille qui fume, dit-il simplement.

_ T'en a encore des comme ça ?, et comme à toujours avec lui elle était agressive.

_ Heu ... pourquoi ?, il était perdu.

_ C'est finit le temps des machos où les femmes n'étaient que des boniches ! Si j'ai envie de fumer, je fume !

_ Je disais juste que c'était moche, tu fumes si tu veux, moi je m'en fou c'est ton problème !


Il relâcha son bras et partit s'asseoir sur le muret où elle s'était installée peu de temps avant.

_ Tu sais, il ne voulait pas dire ça, ça lui est juste sorti sous le coup de la colère.

_ Tant pis, moi j'ai bien voulu dire ça. Si ça ne tenait qu'à moi, je serai restée en France avec les quelques copines que j'avais et les repères que je m'étais forgée.

_ Mais c'est ton père, Chloé !, il protesta sous l'effet de l'incompréhension.

_ Ce n'est que mon géniteur.

_ Chloé...


Il s' était levé et rapproché d'elle, l'entourant à présent de ses bras chauds. Il avait son torse contre son dos et elle continuait de fumer sa cigarette qui se consumait plus qu'elle ne la consommait.

_ Il ... il est juste à bout de nerfs en ce moment. Entre la tournée, nous et puis toi, c'est pas vraiment facile, tu sais.

_ Ça n'excuse rien, elle était bornée.

_ Putain mais .. Mais je sais pas moi ! Apprend à pardonner et à connaître les gens, non ? T'es si indifférente que s'en est vraiment frustrant, chiant et idiot.

_ Je te permets pas, elle se détacha de son étreinte. Comment peux-tu me juger, hein ? Tu ne sais rien de moi ! Vous ne savez rien de moi ! Putain, non ! Rien, vous ne savez rien !

_ Alors pourquoi tu ne parles pas ?, il criait à présent.


_ Parce que je ne peux et ne veux pas me confier à des étrangers, à de simples personnes qui ne peuvent comprendre une gamine comme moi.

_ Tu n'es pas une gamine, je pense juste que tu es perdue.


Tous les vigiles les regardèrent mais Tom préféra rentrer et la laisser seule avec la panique qui régnait. Car maintenant s'était aussi les fans dehors qui avaient porté leur attention sur moi.

_ Chloé, ça va ?, c'était Tobi qui s'inquiétait.

_ Ça pourrait aller mieux mais merci.

_ Tu devrais éviter de crier sur Tom quand tu n'es pas dans un lieu clôt, tu sais ?

_ Je m'en fou, j'en ai marre.

_ Cela s'arrangera, ok ?


Elle acquiesça, jeta le mégot au sol, l'écrasa puis rentra dans le complexe de la salle de concert.


[...]


Ils étaient sur scène et jouaient, il y avait des écrans dans les loges qui permettaient de tout vérifier et de les voir, Chloé était devant l'un de ces écrans. Elle regardait Bill allait de gauche à droite sur la scène et qui ne s'arrêtait jamais de bouger, à croire qu'il n'était jamais en manque d'énergie. Gustav se déchaînait sur sa batterie et Georg était constamment concentré sur sa basse. Tom ... Tom faisait un mixe entre jouer de la musique, jouer avec son frère et jouer de son charme avec les fans, c'était assez marrant en fait.


[...] Deux jours plus tard à l'hôtel [...]


Elle commençait vraiment à comprendre pourquoi certaines stars craquaient. Elle, qui n'était même pas une star, était épuisée alors que pourtant elle n'avait du faire que quelques interviews. Eux, ils faisaient leur promo, les interviews et les concerts et ils ne se plaignaient jamais. En parlant d'interviews ... De nombreux magasines avaient tenu à recevoir des réponses de sa part et Benjamin avait carrément préféré organiser une conférence de presse. Cela lui faisait vraiment bizarre de dire ça d'ailleurs. Il y avait des journalistes allemands, français, anglais, américains, italiens, espagnols et pleins d'autres. Ils posaient pleins de questions auxquelles elle répondait presque immédiatement en fait, comme si elle était dans son élément ! À la suite de la conférence, chacun avait fait son article sur elle et la grande majorité avaient été positifs. Cela lui enlevait vraiment un poids de la conscience, au moins elle savait qu'elle risquait beaucoup moins de se faire agresser par des groupies complètement timbrées.

La porte de sa chambre s'ouvrit et Georg passa la tête dans l'espace qu'il s'était crée en l'ouvrant. Elle leva la tête vers lui et lui sourit légèrement. Elle n'irait pas jusqu'à dire que pendant ces 2 jours tout s'était bien passé mais elle avait un peu baissé sa garde et en avait profité pour bien rigoler et discuter avec eux, enfin surtout avec Georg et Gustav. Ouais, surtout avec eux et aussi avec Tom et Bill mais ils semblaient vouloir rester que tous les deux donc elle avait un peu lâché l'affaire au bout de deux heures.

_ On se fait un jeu de société dans la chambre de Gus', tu veux venir ?, demanda le bassiste.

_ Oui. Pourquoi pas ? J'arrive de suite.


Le lissé sortit de la chambre et partit annoncer la venue de Chloé aux 3 autres musiciens qui attendaient dans la chambre du batteur. À vrai dire, le plus content des 4 était peut-être Tom mais le seul à le remarquer c'était Bill. Un sourire sincère avait pris place sur les lèvres du dreadé alors qu'à quelques chambres de là Chloé enfilait quelques vêtements. C'était des vêtements qu'elle mettait en général pour rester tranquille dans sa chambre : un débardeur bleu ciel et un short hawaïen qui lui arrivait à mi-cuisse. Elle attacha rapidement ses cheveux en une demi-queue et, après avoir enfilé une paire de tongues, sortit en prenant soin de fermer sa porte.

Quelques secondes plus tard, la voilà qui tapait délicatement à la porte de Gustav. Celui-ci vint rapidement lui ouvrir, tout sourire à l'idée qu'ils passaient la soirée tous ensemble. Elle adressa un coucou général puis s'assit au sol, là où ils étaient tous assis en rond sur un tapis.

_ On fait quoi ?, demanda-t-elle aussitôt.

_ Aucune idée. Les gars ?

_ Un Monopoly ?

_ Un Tabou ?

_ Un conséquence ou vérité...


Bill avait dit cela d'un air sûr de lui alors que son frère avait pâlit, sachant très bien l'idée qui avait pu passer par la tête de son frère.

_ Pourquoi pas ?, les deux G's ne semblait pas réticent à l'idée.

_ Ah non ! J'suis la seule fille ! C'est pas du jeu, vous allez tous en profiter !

_ En profiter de quoi ? On est pas tous en manque comme Georg, hein ?, Tom charriait tout le temps l'aîné.

_ Pfff.


Ils rigolèrent un moment avant de finalement se décider pour la proposition de Bill : le conséquence ou vérité. Gustav s'assit avec eux et lança la bouteille qui servirait à désigner celui/celle à qui il devrait poser la question. La bouteille tournait très vite puis ralentit et s'arrêta sur Chloé.

_ Conséquence ou vérité ?, demanda-t-il un sourire malicieux sur les lèvres.

_ Vérité.


Ils sourirent tous du « cadeau » qu'elle venait de leur faire car malgré le mince rapprochement qui s'était effectué entre eux, elle ne parlait que très rarement d'elle et ils n'osaient pas poser de questions pour ne pas la déranger.

_ Bien, très bien même, non ?

_ Ouais, très bien.

_ Arf, Gus' pose ta question et arrête de me faire miroiter !, elle ne supportait pas d'attendre.

_ Okay alors ... T'es toujours vierge ?

_ La question qui sert à rien, Gustav !, elle se mit à rire. Non, nan je suis plus vierge !


Elle partit dans un fou rire incontrôlable alors que les garçons se regardaient, stupéfaits. Elle apaisa tant bien que mal sa crise et s'excusa rapidement avant de tourner la bouteille à son tour, bouteille qui tomba sur Tom. Les autres fixèrent immédiatement leur attention sur celui-ci et attendirent impatiemment la tournure des évènements.

_ Conséquence ou vérité, Tom ?

_ Conséquence
.

Il avait répondu en prenant l'ai provocateur que son frère utilisait d'ordinaire mais il ne savait pas du tout à quoi s'attendre avec Chloé. Vraiment pas. Elle s'était posé une question il y a quelques heures et depuis, elle mourrait d'envie d'avoir une réponse à sa question personnelle.

_ Merci Tom. ! Tu me facilites la tâche à un point que tu ne peux même pas imaginer.

_ Comment ça ?, une fois de plus avec elle il était perdu.

_ Ça fait quelques heures que j'y pense, en fait.

_ Ça fait des heures que tu penses à moi ? Flatteur !, taquina-t-il tout de même mal à l'aise.

_ Peut-être ou peut-être pas. Bill, vous avez la même morphologie pas vrai ?

_ Oui, répondit le dit Bill.

_ Ok. Tom, tu dois t'habiller comme Bill.


_ QUOI ?

_ T'as très bien entendu, la pieuvre !

_ Han mais nan ! C'est tout serré, tout pas bien et tout. Nan, je veux pas !

_ C'est le gage, Tom ! Si tu le fais pas, ne comptez pas sur moi pour continuer de jouer, je vais dans ma chambre !, elle s'apprêtait même à se lever.

_ C'est du chantage ?

_ Non, c'est juste la vérité.


Elle sourit malicieusement et Tom comprit directement l'allusion à la réponse qu'il avait donné à Chloé il y avait trois jours de cela. Il se leva, regarda son frère d'un air désespéré puis partit avec lui dans sa chambre pour chercher des vêtements.

_ T'es trop forte !

_ Sérieux, ça fait 4 ans qu'on essaie de le déguiser en Bill sans jamais y arriver et toi, tu débarques et tu y arrives en 30 sec, Gustav semblait stupéfait.

_ Ban, contente d'avoir pu faire ça pour vous.


Dans la chambre de Bill, Tom pestait contre le gage tandis que Bill s'éclatait à choisir des vêtements bien moulants : il opta pour un jean presque slim et un tee-shirt rouge et noir. Il balança le tout sur Tom qui l'enfila rapidement, toujours en râlant.

Ils débarquèrent tous les deux dans la chambre de Gus'. Presque immédiatement les G's éclatèrent de rire, trop in-habitués à la tenue du guitariste pour garder leur sérieux. Cependant, Chloé leur montrait un visage impassible avant de laisser un léger sourire s'installer sur ses lèvres. Elle détailla le corps à présent visible de Tom : un torse musclé, des épaules larges, une taille fine et des jambes fuselées. Nuls doutes qu'il possédait un corps très enviable et envié.

_ Vous arrêtez de vous foutre de ma gueule ! C'est pas juste !, s'exclama Tom.

_ Désolé mais c'est trop comique !, Georg pleurait presque de rire.

_ Moi, je le trouve plutôt sexy comme ça.


Le fou rire du bassiste se stoppa instantanément et ils la regardèrent tous : les G's étonnés, Bill content et Tom rosissant.

_ Heu ... merci.

_ De rien... je le pense.


Ils se regardèrent tous les deux et se sourirent, pour Tom qui appréciaient plus que beaucoup Chloé le compliment lui réchauffait le c½ur, pour Chloé qui aimait bien Tom malgré tout c'était juste un compliment parmi tant d'autres qu'elle aurait pu faire et à n'importe qui.

_ Bon, on reprend le jeu ?, s'impatienta Bill.

_ Sans problèmes.


Ils se rassirent tous et ce fut au tour de Tom de tourner la bouteille. Elle finit de tourner en pointant sur Georg qui demanda une vérité et fut obligé de raconter la fois où ils étaient en vacances et qu'il draguait une espagnole. En effet, il la draguait depuis bien 15 min en parlant dans un espagnol vraiment approximatif. Puis les quinze minutes passées, elle s'était mise à parler dans un allemand carrément parfait et avait remballé Georg, lui disant qu'elle ne souhaitait en aucun cas passer la nuit avec lui.

Les garçons rigolèrent de nouveau à l'évocation de ce souvenir et Chloé en profita pour charrier un peu le bassiste. Puis celui-ci tourna la bouteille qui tomba sur Gustav, qui choisit le gage et du jouer un morceau de guitare. S'en suivit un gros foutage de gueule, le batteur étant très très nul pour cet instrument. Il plaçait ses doigts trop loin des frettes et n'appuyait pas assez sur les cordes. Résultat, même un simple « Au clair de la lune » sonnait affreusement mal quand il le jouait lui.

Après de vaines tentatives, il posa la guitare au sol rageusement mais avec quand même de la délicatesse pour l'instrument. Chloé le consola en rigolant puis il tourna la bouteille qui tombe sur Bill. Il fut obligé d'avouer qu'il pouvait faire des fausses notes et posa sa main sur la bouteille. Un sourire carnassier apparut alors sur ses lèvres, comme illuminé par l'idée qui germait dans sa tête. Lentement, il donna de l'impulsion à l'objet de verre et celui-ci se mit à tourner rapidement. Il tourna encore et encore, jusqu'à ralentir et donner des frissons aux personnes autour. Puis, la bouteille ralentit encore et encore, elle finit par se stopper et la personne relève la tête vers Bill.

D'un côté elle avait peur et d'un autre elle était contente, elle ne savait pas pourquoi ce sentiment de joie l'envahissait mais pourtant elle ne posait pas de questions. La personne continua de regarder Bill et attendit que celui-ci pose la question.

_ Chloé ... Conséquence ou vérité ?

Elle réfléchit à toute vitesse : son c½ur lui dit de prendre des risques et de dire «conséquence ». Elle ne savait pas trop pourquoi mais elle se sentait l'âme d'une joueuse de poker, elle avait envie de jouer avec le feu et on pourrait même dire que ça l'excitait. Façon de parler, il n'y avait rien de sexuelle dans son excitation, non c'était plutôt une excitation mentale. Son c½ur s'accéléra et sa respiration s'intensifia. Elle souffla un bon coup puis se décida à parler. Après tout, elle n'avait rien à perdre. Peut-être rien à gagner non plus mais elle s'en fichait.

_ Conséquence.

_ Tu dois embrasser, Tom.


Et la voix de Bill sembla raisonner dans la chambre à présent silencieuse.



__________________________



Donc voilà voilà pour ce chapitre, avec une fin que j'apprécie vraiment lol^^ On sait toutes pourquoi !
Le prochain chapitre sera en ligne sûrement vendredi parce que dans la semaine j'ai cours et que je dois bosser et que vous aussi logiquement^^ Voilà en gros vous aurez toute la semaine de cours pour savoir si Chloé accomplira le gage ou non ...

P;s : Pour la photo du chapitre, je trouve qu'on voit vraiment bien la maigreur de Tom et je voulais vous le montrer parce qu'on a toujours tendance à dire que Bill est maigre mais jamais pour Tom alors que lui aussi est maigre. =)

# Posté le lundi 25 août 2008 14:06

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:44

Chapitre 7 : Conséquence, pulsion et action

Chapitre 7 : Conséquence, pulsion et action
_ Embrasser Tom ?, souffla-t-elle.

Encore surprise de la rapidité avec laquelle Bill avait formulé sa demande, elle observa Tom qui jetait un regard noir à Bill. Bill qui était apparemment fier de son coup. Chloé se rapprocha alors de Tom et le regarda avant de déposer ses lèvres sur les siennes. Elle ne fit d'abord rien, étonnée de la douceur des lèvres du jeune homme, puis se ressaisit et mordilla son piercing avant de passer sa langue entre ses lèvres. Tom, d'abord surpris, posa ses mains sur la taille de la jeune fille et se laissa tomber en arrière en l'entraînant avec lui. Elle se retrouva donc à l'embrasser, à califourchon sur lui. Elle posa ses mains à côté de ses épaules pour se trouver un appui.

Leurs langues tournoyaient lentement ensemble, se séparaient et se retrouvaient. La chaleur montait lentement entre eux, plus vite pourtant du côté de Tom, et ils finirent par se détacher l'un de l'autre. Le baiser n'avait duré que quelques secondes et pour eux, il semblait avoir duré des minutes entières. Chloé regarda le visage à quelques centimètres du sien puis s'éloigna et se remit à sa place initiale, permettant à Tom de se redresser.

Elle s'humidifia discrètement les lèvres puis se relèva, trop bouleversée pour rester quelques minutes de plus dans la pièce étouffante.

_ C'était du baiser ça pas vrai les gars ?, commenta bill.

_ Je confirme, murmura Tom, pantelant.

_ Je ... je vais aller me coucher moi. Je ... je suis un peu fatiguée, c'était Chloé bizarrement pâle.

_ Heu ... Chloé, ça va ?

_ Oui oui, je suis juste fatiguée, t'inquiète. On fait quoi demain au fait ?

_ On fait rien, on dort, on a 3 jours exceptionnels de repos je te rappelle !

_ Ouais, c'est vrai. Bon, bonne nuit à vous.


Et elle sortit, les laissant assez surpris de sa réaction. Elle se rendit dans sa chambre et s'allongea sur son lit mais ne trouvant pas le sommeil à cause de ses pensées agitées, elle sortit sur le balcon et alluma une cigarette. C'était une petite habitude qu'elle avait prise : elle fumait, pas autant qu'un fumeur régulier mais pas moins qu'un fumeur occasionnel, elle était à la limite. Elle s'accoudait au rebord du balcon et réfléchit plus posément.


[...]


Il était 9h45 lorsque Chloé ouvrit les yeux, presque automatiquement elle se leva et partit prendre une douche. Elle ressortit avec une serviette autour de son buste et piocha des vêtements dans sa valise. Elle choisit finalement une robe noire, des collants pour aller en dessous, des chaussures noires à talons et un châle gris pour poser sur ses épaules car on avait beau être au mois de juin, il faisait un peu frisquet le matin en Allemagne.

Elle attrapa son portable et descendit au salon de l'hôtel. Elle se préparait à déjeuner seule mais à sa grande surprise Bill, Tom et Georg étaient déjà levés. Gustav était aussi présent mais cela l'étonnait moins car il était assez matinal. Ils ne l'avaient pas encore vu et elle se dirigeait vers eux quand un piano noir attira son regard. En vrai, il attirerait le regard de toute personne entrant dans le salon mais étant plus fixée sur sa destination elle n'avait pas fait gaffe au décor. Un détail attira encore son attention : à l'habitude, les garçons restaient au salon privé alors que là ils étaient dans le salon public de l'hôtel. Elle n'avait jamais compris pourquoi ils allaient en salon privé, étant donné le prix élevé d'une chambre les fans ne pouvaient venir les harceler.

Elle recommença sa marche vers la table des 4 jeunes hommes, gardant toujours son regard fixé sur le piano. Elle s'assit à une chaise libre et ne fit pas attention au regard de Tom sur elle, elle s'y était un peu habituée après tout ... Elle se désintéressa finalement du piano et regarda les gars.

_ Salut. Bien dormi ?

_ Très bien et toi ?

_ Très bien. Dîtes, pourquoi vous êtes au salon « public » aujourd'hui ?

_ Parce que ton père n'est pas là pour nous forcer à aller en salon privé, se moqua Bill.


Elle émit un rictus au mot père mais sourit légèrement pour conserver les apparences. Ils mangèrent tous silencieusement mais le regard de Chloé n'arrivait pas à se décoller du piano, comme si cela lui était indispensable. Elle observait chaque détail de l'instrument, chaque courbe et chaque reflet qui se posait sur lui. Elle finit par fermer les yeux et se rappeler le premier jour où ses doigts avaient frôlés puis découverts les touches d'un clavier. Elle se souvenait encore de la sensation de bien-être qu'elle avait éprouvé presque immédiatement et du frisson qu'il l'avait parcouru.

_ Chloé ? Ça va ?, demanda Bill qui s'inquiétait.

_ Oui... Je réfléchis.


Elle rouvrit les yeux et sourit légèrement, se décidant à finir son petit-déjeuner. Cependant quand un serveur passa près d'elle, elle ne put s'empêcher de demander si le piano était utilisable. Alors quand il lui répondit qu'il était accordé et que les clients sachant jouer pouvaient pianoter, un sourire immense s'incrusta sur ses lèvres charnues. Les garçons la dévisagèrent tour à tour avant d'écarquiller encore plus les yeux quand ils la virent se lever.

Elle monta sur l'estrade sur laquelle le piano était posé puis s'assit sur le tabouret. Elle essayait d'ignorer les regards qui s'étaient fixés sur elle et plaçait ses mains sur le piano. Elle attendit quelques secondes et resta juste là, ses mains posées sur les touches à ressentir les vibrations que l'instrument lui procurait. Puis, elle appuya légèrement sur la touche Do comme pour tester l'accordage de l'instrument et sa tonalité sur la gamme. Elle commença ensuite à pianoter légèrement, toujours avec cette douceur empreinte dans ses mouvements, redécouvrant cette instrument qui lui avait manqué alors que cela ne faisait que quelques jours qu'elle n'avait pas pu le toucher.

Enfin, elle rentra dans ce qu'elle jouait et le monde extérieur ne la perturbait plus, pas même les regards étonnés du staff et des clients de l'hôtel. Elle se créait sa propre bulle et ne laisserait personne y entrer jusqu'à la fin du morceau, c'était son moment de liberté. Elle se libérait des entraves qui la contenaient dans un état de passivité extrême et elle se défoulait sur cet instrument.

Ses doigts glissaient naturellement et reconstruisaient la mélodie qu'elle détestait tant à l'époque à cause de sa difficulté. C'était du Chopin, du classique : tout ce qu'elle détestait. Pourtant, aujourd'hui la mélodie la porta, l'entraîna dans son monde et la détendit. Cela ne dura que quelques minutes avant qu'elle ne redescende brutalement sur Terre, avant qu'elle ne revienne à la réalité.

Elle remarqua alors les regards étonnés voire admiratifs du staff, des gens de l'hôtel, du groupe, de Benjamin ... Et pour la première fois depuis qu'elle le connaissait, elle se décida à lui sourire, à lui sourire sincèrement. Était-ce l'alchimie du piano qui opérait encore en elle ou une simple pulsion ? Qui sait ... Quand son sourire lui revint, elle sut qu'elle avait bien fait et qu'il ne lui manquait que ça pour se sentir un peu plus libérée.


[...]


Il était 14h, elle était allongée sur son lit et feuilletait un bouquin qu'elle avait acheté à la libraire de l'hôtel quand on frappa à sa porte. Elle se leva péniblement et alla ouvrir pour tomber sur un Benjamin assez en forme qui lui sourit.

_ On s'est tous réunis à la piscine de l'hôtel, tu veux venir ?

_ Mais il fait froid dehors !, s'exclama-t-elle spontanément.

_ Elle est à l'intérieur, il rit.

_ Ha, ban je vous rejoins alors.

_ Enfile un maillot, je t'attends là.


Elle rentra rapidement, chercha fébrilement un maillot et l'enfila en quatrième vitesse. Elle se rhabilla avec une jupe noire et un tee-shirt rouge, attrapa un chouchou qu'elle accrocha à son poignet et rejoint Benjamin qui l'attendait patiemment devant la porte.

_ C'est bon.

_ Alors, allons-y.


Ils avancèrent dans le couloir et rejoignirent l'ascenseur. Ils descendirent jusqu'aux sous-sols car la piscine se trouvait au niveau -1. En vérité, peu de gens savaient que l'hôtel abritait une piscine couverte car peu de gens avaient accès aux services de l'hôtel. Ils rentrèrent tous les deux dans le sous-sol et elle découvrit une piscine de 25 mètres entièrement chauffée et autour de laquelle les gars du staff et le groupe s'étaient installés. Pour tout dire, les garçons n'ayant que 3 jours de repos ne pouvaient pas partir en vacances proprement dites alors ils profitaient de la piscine et devraient rester les 3 jours dans l'hôtel.

Elle s'avança vers un transat libre placé à proximité du bord et déposa ses vêtements dessous après s'être déshabillée. Elle était arrivée et plongea directement quand elle remarqua que tout le monde la regardaient. Inutile de préciser que Tom aussi la regardait, il dévorait même la moindre parcelle de peau qu'il pouvait voir. Cette peau dorée satinée recouvrant ce corps qui l'avait obsédé l'espace de quelques secondes. Il était perturbé par cette sensation qu'il avait eu quand il avait posé ses yeux sur sa peau, il s'était senti comme attiré par sa peau, il avait eu l'envie folle de la caresser. Oui, c'était vraiment une envie folle. Il fallait vraiment qu'il contrôle ses pulsions même si c'était difficile étant donné les belles courbes que le corps de Chloé possédait. Tom vit alors Bill se lever et plonger à son tour pour la rejoindre. Il ressortit à côté d'elle et entama une discussion alors qu'ils continuaient de nager.

_ Alors, comme ça tu joues du piano ?, s'intéressait Bill.

_ Oui. Depuis huit ans, bientôt neuf.

_ T'as de la patience ! Moi, j'ai déjà essayé d'apprendre et j'ai abandonné au bout de 2 semaines.


_ C'est clair que la patience c'est pas trop ton fort alors ! Au début, je galérai un peu pour être sincère mais au plus j'avançais au plus ça me semblait facile ... presque comme un jeu, en fait. Mon prof s'amusait à jouer des morceaux et de tête, je les lui rejouais après, ses yeux brillait de passion quand elle parlait.

_ À ce point ?

_ Oui. Et quand il a vu que même à 9 ans, j'aimais cet instrument, il a commencé à m'apprendre le solfège. C'est d'ailleurs ça qui m'a posé problème.

_ C'est chiant le solfège, d'ailleurs Tom ne sait pas lire une portée et moi non plus, il rigola.

_ Toi, ça passe puisque tu chantes mais Tom est guitariste ça craint, non ?

_ Non, pas trop, fit une voix derrière eux.


Elle se retourna et tomba sur Tom à quelques mètres d'elle, il les rejoignit en quelques brasses et continua à parler.

_ Ça ne me gêne pas plus que ça parce que je lis et écris sur tablature. Quand David ou les autres ont des idées et qu'ils les écrivent d'abord sur tablature c'est eux ou Gustav et Georg qui les retranscrivent étant donné qu'eux ils ont fait le conservatoire.

_ Et pourquoi, toi tu ne l'as pas fait ?

_ Ça me tentait pas.

_ Non, t'avais juste la flemmardise d'apprendre le solfège et de suivre les ordres d'un autre guitariste, railla Bill.

_ Je comprends mieux alors, dit-elle dans un sourire.

_ Oui bon j'avoue que genre tu sors des cours et tu vas encore à des cours ça me tentait pas trop !


_ J'viens d'y penser mais c'est pas à 17/18 ans qu'en France tu passes le bac ? Comment tu vas faire ?, s'exclama Bill avec des yeux inquiets semblait-il.

_ J'ai déjà passé mon bac ! Je l'ai même eu avec mention.


Ils restèrent figés avant de rigoler et de reprendre en même temps :

_ Tu nous en cache des choses !

_ Et vous n'avez encore rien vu !


Elle partit en leur laissant un sourire malicieux bourré de sous-entendus silencieux alors qu'ils se regardaient une fois de plus surpris par les secrets que Chloé pouvait leur cacher. Elle s'apprêtait à sortir quand une main lui tira la cheville et la replongea dans l'eau, en profitant pour la faire couler. Elle se débâtit et remonta faisant couler son pseudo-adversaire qui rit à gorge déployée. Mais quand elle le lâcha, il ne remonta pas et elle commença à baliser. Elle mit sa tête sous l'eau et en les ouvrant le chercha, il n'est qu'à quelques centimètres de ses jambes. Elle le rejoignit en apnée à la nage et le tira par le bras pour le remonter quand il l'attrapa et l'attira contre lui : « Salaud!» pensa-t-elle.

Elle s'apprêtait à remonter et crier quand il l'accola un peu plus à lui et déposa ses lèvres sur les siennes. Elle resta stupéfaite mais se reprit avant qu'il n'aille plus loin. Elle le repoussa et remonta en vitesse à la surface pour reprendre sa respiration alors que Tom la rejoignait à la surface. Leurs regards se croisèrent et ils décidèrent de garder cet instant d'égarement pour eux.

_ Espèce d'andouille ! Tu m'as fait peur !

_ C'était fait exprès !, il rit.


Il partit en nageant pour pouvoir mieux contrôler ses pulsions et se calmer tandis qu'elle allait dans la direction opposée et sortit de la piscine pour s'allonger sur son transat. Elle aussi réfléchissait à ce qui venait de se passer. L'avait-elle repoussé par peur ou pour les convenances ? Elle n'en savait rien en fait, elle savait juste qu'elle ressentait une certaine attirance physique pour Tom.

_ Vous étiez très proche sous l'eau...

Elle releva subitement la tête et tomba sur Tobi, il s'assit sur le transat d'à côté et la fixa pensivement. Elle le regarda et se demanda ce qu'il insinuait par sa phrase.

_ Ça veut dire quoi ?

_ Que vous étiez proche sous l'eau.

_ Oui mais qu'est-ce que tu insinues ?, elle insistait.

_ Que vous étiez trop proche.

_ Il a voulu m'embrasser, avoua-t-elle.

_ Et tu l'as repoussé... Une grande force pour repousser le grand Tom Kaulitz !

_ Ou une grande connerie, marmonna-t-elle.


_ Pourquoi ?

_ Il est sexy et gentil, peut-être qu'il y aurait eu moyen que je lui serve de one-night. Au lieu de ça, je le repousse.

_ Et bien continue de le repousser sinon tu vas te brûler les ailes à trop jouer dans son jeu !


Sur ces mots, il s'éloigna d'elle et partit s'asseoir avec ses autres collègues vigils la laissant méditer sur cette dernière phrase. Comment pourrait-elle se brûler les ailes en n'espérant qu'une soirée dans son lit et pas toute une vie ?


[...]


20h : Ils avaient mangé et chacun était remonté dans sa propre chambre, le temps pour Chloé de prendre sa décision : passer à l'action ou rester passive et ignorer les pulsions qui emplissaient son corps ? Non, elle avait pris sa décision. Elle retourna carrément sa valise sur son lit et chercha son butin. Le temps de trouver et elle partit prendre une douche rapide. Elle en sortit 10 minutes plus tard, enfila des sous-vêtements noirs assez sexy et attrapa ses vêtements sur le lit : un short noir pas trop moulant qui lui arrivait aux genoux, un décolleté rouge pas trop plongeant et assez ample avec pour terminer des chaussures noires à talons s'attachant à l'aide d'une lanière.

Tout pour plaire et être sexy. Elle se redirigea dans la salle bain, boucla légèrement ses cheveux et se maquilla : appliquant un fond de teint léger sur sa peau, noircissant ses paupières de nuances de gris et de noirs, cernant le dessous de son ½il d'un coup de crayon noir et faisant ressortir ses lèvres pulpeuses à l'aide d'un rouge à lèvre rosé très discret. Elle ne rajouta rien de plus pour ne pas tomber dans le vulgaire du « je veux être hyper sexy » et après avoir vérifié le tout, attrapa un sac à main et son portable pour mettre son plan à exécution : elle avait pris sa décision, elle passait à l'action.

Elle sortit de sa chambre et toqua à celle de Tom, il lui ouvrit après un temps et parut étonné puis gêné. Etonné de la voir ainsi devant sa porte et gêné d'être aussi peu vêtu alors qu'elle était ainsi devant sa porte.

_ Heu...

_ Je comptais sortir en boîte ou quoi et on m'a dit que je pouvais pas sortir et encore moins sans garde du corps alors ... j'ai pensé qu'on pourrait peut-être passer la soirée ensemble. Mais ... t'as pas l'air trop habillé, je vais te laisser.


Elle débita sa tirade à tout vitesse en espérant qu'il allait tombait dans le piège

Tom : Non non vas-y ! Rentre ! Je m'enfile un pantalon et on pourra discuter ou regarder un film !

Et cela marcha...


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Coucou, nouveau chapitre en ligne avec un peu d'avance vu que je comptais le mettre en ligne que demain mais bon j'ai du temps et j'avais envie de le mettre maintenant donc bonne lecture à vous.

P;s : Photo pour que vous vous imaginiez le torse de Tom ***bave**

# Posté le lundi 25 août 2008 14:11

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:48